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Le blog de patybio

La Gym Pilates...Une approche globale du corps

30 Mars 2011, 11:52am

Publié par patybio

 

                              La Gym Pilates...Une approche globale du corps


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 Après l 'article publié hier..Beaucoup de personnes ont  visionnées la  gym Pilates, je complète donc ce post  soulignant  l 'origine de cette méthode et ses effets positives sur notre santé .

 

 

Petit résumé de la Gym Pilates :

Définition :

L’invention d’un passionné, Joseph Pilates, un allemand né en 1880, qu’une santé fragile aurait du condamner à un corps chétif et à une vie précaire. C’était sans compter une volonté de fer

et une passion pour le corps humain et l’anatomie. Il commence par développer sa musculature, pratique plusieurs sports et invente des mouvements destinés à entretenir, rééduquer et développer le corps. Aboutissement de ses recherches, la "Contrology", une approche globale du corps comprenant plus de 500 exercices à effectuer dans un ordre bien précis et basés

sur la respiration, la concentration, la relaxation, le contrôle de soi, l’alignement, le centrage

et la fluidité.


Les exercices se pratiquent sur un tapis de sol, dans une tenue confortable car l’on doit se sentir libre de ses mouvements. Parmi les accessoires utilisés, on note le ballon (très gros, pour pouvoir s’allonger dessus !),

un élastique ou une écharpe, un cercle, que l’on peut placer entre les jambes pour se muscler

les cuisses, des boudins en mousse pour travailler ses abdos et seulement dans les salles de gym ; Reformeur, Cadillac et Chaise Wunda, des appareils qui ressemblent un peu à des engins de torture mais qui permettent en fait de travailler tout en douceur.

Un cours de Pilates doit être encadré par un professeur confirmé. C’est lui qui va nous aider à bien nous positionner, à effectuer correctement les mouvements et qui pourra nous en enseigner d’autres.

On peut ensuite pratiquer seule chez soi mais si l’on veut vraiment faire des progrès, rien ne vaut un cours bien encadré !


A qui peut on la recommander ?


 Aux sédentaires pour démarrer une activité ou se réconcilier avec la gym


Aux sportives et aux danseuses qui ont besoin de prendre soin de leur corps un peu plus en douceur.


Aux stressées qui ont mal partout, et c’est bien normal, surtout dans le dos qui concentre les tensions dues au stress.


A celles qui rêvent d’avoir une plus jolie silhouette, plus ferme, plus dessinée : c’est à dire à nous toutes !


Quels sont les effets  positifs sur notre corps ?


On s’assouplit !

Grâce aux exercices, les muscles s’allongent (rétrécis, ils nous donnent l’impression d’être toute raide) et l’on gagne en souplesse et en amplitude dans nos mouvements.


On se muscle !

Harmonieusement, toutes les parties du corps étant sollicitées, avec une mention spéciale pour les abdominaux qui sont travaillés en profondeur, le seul véritable moyen d’obtenir un ventre plat, capable de soutenir les organes du système digestif et le dos.

 

documentation doctissimo !

 

 

                            Pilates pour un ventre plat - Extrait du DVD


                   Pour tous  les problèmes de santé demander l 'avis de son médecin avant

                                                                de faire la gym !

 


 

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Conseils pour garder la ligne ...vidéo gym Pilates

28 Mars 2011, 11:47am

Publié par patybio

    

 

     Garder la ligne à partir de 50 ans ...c 'est possible

 

    

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                            En suivant ces petits conseils au quotidien...

 

 

 

Garder une bonne alimentation comme style de vie :

 Pour garder un bon fonctionnement de notre organisme, l’adoption d’une bonne nutrition doit être prescrite comme style de vie. Mis à part tous les avantages qu’elle apporte, une meilleure alimentation aide indéniablement à améliorer la silhouette et l’apparence. Attention toutefois, il ne convient pas d’adopter n’importe quel type de régime. Les procédés diffèrent de ceux d’un régime classique, puisqu’en avançant avec l’âge, la masse musculaire diminue irrémédiablement.

En plus de perdre du poids, une bonne alimentation permet de favoriser votre acuité mentale,   parer aux différentes maladies et prévenir les soucis de santé mineurs. Sans compter un meilleur apport énergétique, ainsi qu’une meilleure gestion des problèmes de santé chronique.

 

Garder la ligne : bien manger favorise le maintien du corps :

 Votre besoin en calories dépend étroitement de votre dépense physique journalière, et varie selon votre sexe et votre âge. Pour rappel, une femme de plus de 50 ans qui est très active a besoin d’environ 2000 calories, autrement, une femme peu active nécessite seulement 1600 calories par jour.

En revanche, les besoins caloriques d’un homme de plus de 50 ans sont fixés entre 2400 et 2800 calories par jour pour les plus actifs, et pour ceux qui pratiquent une activité modérée ou inactive, leurs besoins caloriques journaliers ne dépassent pas 2400 calories.

Pour retrouver la ligne, privilégiez autant que possible une alimentation riche en vitamines, cela aidera également à mieux renforcer votre système immunitaire et éliminer les toxines à l’origine de maladies. Mangez moins de calories et plus d’aliments riches en nutriments pour offrir de meilleures perspectives en favorisant le bon maintien de vos muscles, de vos os et autres parties du corps plus longtemps.

 

 

Gardez la ligne : une bonne hydratation et la pratique d’une activité sportive :

  Enfin, n’oubliez pas de boire. En plus de prévenir la constipation, boire de l’eau permet au corps d’effectuer un certain nombre de ses fonctions, notamment le transport de l’oxygène et des nutriments vers les cellules et au renouvellement des membranes cellulaires. Les médecins recommandent aux personnes âgées de boire environ 6 à 8 verres par jour. Vous devez garder à l’esprit qu’il reste très important de boire chaque jour, bien que vous n’ayez pas cette impression de soif !

Dans le cadre d’un régime, l’eau joue un véritable rôle de coupe-faim en donnant une fausse sensation de satiété. Alors, pourquoi s’en priver ? Pour être sûr de garder une taille fine, ne lésinez pas non plus sur la pratique d’une activité physique régulière. Qu’il s’agisse d’une petite marche ou d’une simple balade, le sport a tout bon pour accompagner un régime alimentaire !

 

Préférez des sports qui ne demandent pas trop d’effort physique. À part la marche, vous avez le choix : du yoga, du fitness, des sports aquatiques et pour gagner en muscles, faites des haltères ou adoptez la méthode Pilates par exemple.

 Documentation de : Info séniors/régime

 

                        

                        Matériel pouvant être utilisé pendant une séance de gym Pilates

 

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Vidéo : un petit aperçu de la gym Pilates pour les personnes intéressées ...

 Laissez passer la musique d 'intro ...pour pouvoir visionner la séance sans soucis.

 

 

 


 
  Souvenez-vous que le plus difficile étant de laisser tomber ses mauvaises habitudes bien ancrées...pour  laisser place à une bonne hygiène de vie !

Consulter la rubrique sur mon blog : Conseils d 'hygiène de vie  (Paty)

  



C'est la volonté qui créera l'harmonie intérieure de votre âme.

Aristide Quillet

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Nos états d 'âme ....sont une porte vers l 'éveil

25 Mars 2011, 19:46pm

Publié par patybio

 

 

 

 


Nos états d’âme sont une porte vers l’éveil


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Prenez une journée type de votre vie, il y a finalement peu de moments où vous vous trouvez sous l’emprise d’une grande émotion forte. Alors que les petits sentiments et les petites turbulences vous touchent en permanence. Vous vous levez, votre humeur peut dépendre d’un rayon de soleil, d’une bribe de musique... Christophe André, qui est psychiatre à l’hôpital Sainte Anne à Paris, appelle ces petits sentiments, mini émotions, micro turbulences des "états d’âme". Pour lui, quelque chose d’essentiel se joue là, que nous avons trop tendance à négliger. Nous l’avons interrogé sur son livre qui s’intitule précisément Les états d’âme (éd. Odile Jacob).


Pour chaque grande émotion, une famille d’états d’âme


Nouvelles Clés : Le titre de votre nouveau livre laisse d’abord songeur. Les « états d’âme », qu’est-ce ? On croit connaître. On se dit que vous allez nous parler du spleen romantique, ou du blues adolescent. Et puis on s’aperçoit vite que votre idée est beaucoup large, quand vous nous racontez, en préambule, l’impression fugace, mais profonde, qu’a eue sur vous une petite scène du matin, avec cette enfant qui trébuche dans la rue, alors que son père l’accompagne à l’école. Rien de grave, mais pendant une seconde, vous avez perçu toute la frayeur de la petite, dans son regard. Et ce « rien du tout », ensuite, ne vous lâche pas de la journée et place celle-ci dans une atmosphère particulière...


Christophe André : Le spleen et le blues font assurément partie des états d’âme, mais il n’y a pas qu’eux. J’appelle états d’âme tous nos contenus de conscience qui mêlent des émotions et des pensées « d’arrière-plan », des sensations, des impressions, des feelings discrets, légers, en demi-teinte, qui n’ont l’air de rien, et qui pourtant nous influencent profondément En réalité, ils fondent notre humanité et notre lien au monde. Le paradoxe, c’est qu’on ne leur accorde que très peu d’importance et je me suis aperçu qu’il n’existait sur nos eux quasiment pas de synthèses scientifiques. Et pas seulement parce que le mot « âme » est encore tabou. La psychologie contemporaine s’intéresse, à juste titre, aux émotions. C’est-à-dire aux grandes émotions, franches et entières. La colère. La tristesse. La joie... Quand une grande émotion nous habite, nous lui appartenons en entier, il n’y a momentanément place pour rien d’autre. Ça ne dure généralement pas. Les états d’âme, eux, sont en quelque sorte des sous-émotions qui durent des heures, des jours, des semaines !


Pour chaque grande émotion, il existe toute une famille d’états d’âme. Ce n’est pas la grande colère, mais le petit agacement, le vague énervement, la légère crispation, la moue de bouderie... Pas la grande peur, mais le petit sentiment d’intranquillité, de souci, d’agitation, d’inquiétude... Pas la tristesse abyssale, mais le soupçon de cafard, le petit coup de blues, le nuage de mélancolie. Et, de l’autre côté, ce n’est pas non plus le franc enthousiasme ni la joie éclatante, mais l’imperceptible euphorie, le sourire intérieur, la douce légèreté... Vues du dehors, ces sous-émotions peuvent sembler de peu de poids, voire dérisoires - et nous pourrions nous sentir gênés d’avoir à les exprimer. Vécues du dedans, elles sont incroyablement importantes.


En réalité, l’essentiel de notre vie intime est fait d’un tissage d’états d’âme. Prenez une journée type de votre vie, il y a finalement peu de moments où vous vous trouvez sous l’emprise d’une grande émotion forte. Alors que les petits sentiments et les petites turbulences vous touchent en permanence. Vous vous levez, votre humeur peut dépendre d’un rayon de soleil, d’un bribe de musique, d’une remarque minime de votre conjoint. Vous marchez dans la rue, vous voyez un mendiant, ses yeux, ses mains, ou un graffiti sur un mur, ou telle saynète de rien du tout, à peine entraperçue, tel échange de mots ou de regards, pendant une fraction de seconde, entre des inconnus que vous ne reverrez jamais... Vous continuez à marcher, l’air de rien, mais en vous, quelque chose est venu subrepticement se planter, qui va vous accompagner longtemps. Qui va peut-être donner sa couleur au reste de toute votre journée.


Ces « rien du tout » qui colorent nos journées


N. C. : N’est-ce pas ce qu’en anglais, on appelle le « mood » ?


C. A. : Oui, mais ça va plus loin. Le mood, c’est l’émotion sans mot, qui fait que vous êtes de bonne ou de mauvaise humeur. L’état d’âme y ajoute un contenu verbal, une combinaison de sensations physiques, de micro-pensées, de souvenirs, de rêveries. Le champion du monde toutes catégories des états d’âme, c’est évidemment Marcel Proust. Or, que vit-il ? Il ne se trouve pas simplement dans un certain « mood ». En marchant sur les pavés inégaux d’une ruelle de Combray, une légère impression physique de décalage entre ses deux pieds lui fait revenir en mémoire les rues de Venise, et tout un univers en demi-teinte va alors doucement émerger en lui. Un univers qu’un homme comme Proust cultive avec délectation, mais nous y sommes tous sujets.


Les états d’âme ne se contrôlent pas facilement : ils s’imposent à nous avec une douce insistance. Leurs sources sont multiples, à la fois physiques, biographiques, relationnelles, mentales... Certains états d’âme nous rivent au sol, d’autres nous connectent à des dimensions que l’on pourrait dire spirituelles. Leur enracinement dans le corps compte beaucoup. Des études ont montré que, si vous interrogez différentes personnes sur ce qui les préoccupe dans la vie, vous n’obtenez pas les mêmes phrases, selon qu’elles vous répondent avant ou après une marche de vingt minutes dans la nature. Après, la plupart des gens voient les choses de façon nettement plus positive. Mais l’influence « spirituelle » n’est pas moindre : un visage, une phrase, la vue d’un coin de ciel, un chant d’oiseau, le vol d’une feuille morte prise dans un tourbillon, peuvent vous faire changer d’état d’âme. Avec ce bref instant d’incertitude : allez-vous enregistrer la chose en vous, ou pas ? Ne seriez-vous pas en train de partir dans un léger délire, hors réalité, et ne faut-il pas oublier tout ça très vite (ce que nous faisons sans arrêt) ? Ou ne serait-ce pas, au contraire, la vraie vie qui vous fait signe, par cette petite lucarne, alors que le reste de votre journée se déroule dans l’insignifiance ? Les états d’âme sont donc une espèce de carrefour, une chambre d’écho, à l’interface entre le dehors et le dedans, entre le corps et l’esprit, entre hier et demain, entre nos pulsions et notre culture, entre nous et les autres. Nos états d’âme sont peut-être tout simplement notre conscience.


Une fois installé, l’état d’âme de nous lâche plus


N. C. : Sans être manichéen, votre livre classe les états d’âme en deux grandes catégories : ceux qui nous font souffrir et ceux qui nous font du bien.


C. A. : Absolument. Au départ, en dehors de mon amour pour Rilke, Proust, Pessoa ou Cioran (les maîtres de la question sur le plan littéraire), c’est tout de même mon métier de thérapeute qui m’a poussé vers ce sujet. À l’hôpital Ste Anne, je m’occupe beaucoup des personnes souffrant de « troubles émotionnels », notamment les grands dépressifs et les anxieux, que leur maladie n’empêche pas de vivre, comme le ferait la schizophrénie, mais qui sont malgré tout quotidiennement très handicapées. Au fil des années, je me suis orienté vers la « prévention des rechutes ». Après un épisode dépressif ou anxieux sévère, on réussit à ramener la personne dans un état, sinon parfait, du moins assez confortable pour qu’elle puisse reprendre le cours de son existence. Mais elle demeure fragile, vulnérable, souffrant d’une sorte d’inaptitude au bonheur et de manque d’estime de soi - des thèmes que j’ai abordés dans mes livres précédents. Comment faire pour l’aider à se maintenir à flot ?


C’est alors que je me suis aperçu qu’il existait beaucoup de données montrant que la plupart de ces personnes régulaient mal ce que j’appelle leurs états d’âme. Selon les heures, les jours, les saisons, elles sont sujettes à des ruminations, à des coups de cafards, à des bouffées de nostalgie... Ce n’est pas de la franche dépression, ni de l’anxiété massive, ça reste léger. On est agacé, énervé, dégoûté, désabusé, on se laisse envahir par le ressentiment. Et ça s’installe, ça dure, pendant des semaines... préparant en fait le terrain à une rechute grave. D’où l’intérêt de trouver comment éviter ça, en apprenant à gérer nos états d’âme. Et c’est ainsi que la méditation a fait son entrée dans un hôpital comme Ste Anne...


Mais avant d’en venir aux actions à entreprendre, et particulièrement à la méditation, je voudrais insister sur cette caractéristique de l’état d’âme, qui est de s’installer et de durer. Si un automobiliste vous fait une queue-de-poisson sur la route, une brusque bouffée de colère peut vous envahir, prenant toute la place pendant un moment, mais certainement pas pendant toute la journée. Alors que l’état d’âme persiste. Quelqu’un nous a dit une petite phrase qui nous a blessé ; il aura beau s’être excusé, la petite phrase reste. Elle peut nous tourmenter longtemps, tournant en ritournelle : « Et si c’était vrai ? Et si j’étais vraiment comme ça ? Et si c’était un signe qu’en fait, il (ou elle) ne m’aime pas ? » Un rien peut mobiliser en nous de longues ruminations. Le problème, c’est que ces ruminations sont souvent très subtiles - puisqu’elles se nourrissent de réflexions, de sensations ou de souvenirs réels - beaucoup plus que les grandes émotions, qui ont un côté brut de fonderie. Les grandes émotions nous uniformisent : en proie à une immense frayeur, nous faisons tous la même tête, alors qu’un simple embarras nous laisse toute une gamme de physionomies possibles. Ce raffinement fait aussi que beaucoup d’états d’âme négatifs nous sont chers. Nous pouvons véritablement les chérir. Victor Hugo n’est pas le seul à parler du « bonheur d’être triste »... Cette ambivalence peut être une richesse, quand nos états d’âme mêlent en nous des sentiments contradictoires, comme dans un « sucré-salé » émotionnel et mental. Mais elle peut être aussi purement névrotique : par exemple quand nous ne connaissons rien d’autre que le ressentiment, ou le mépris, parce que nous avons grandi dans une famille qui en était imbibée, et que, du coup, c’est dans cette atmosphère que nous nous sentons sécurisé, « chez nous » - alors que la sollicitude et la gratitude, elles, nous paraissent suspectes et nous mettent mal à l’aise. Il y a un faux confort de la négativité, qu’il convient de débusquer.


Les humains sont plutôt contents de vivre


N. C. : Passons donc à l’action. Supposons que de tels états d’âme névrotiques soient mon atmosphère intérieure habituelle, que puis-je faire ?


C. A. : D’abord commencer par les repérer en vous. Reconnaître vos états intérieurs, les comprendre, accepter leurs fluctuations... jusqu’à une certaine limite. Et ne pas vous laisser piéger, notamment par les mots. Car nos états d’âme moyens sont plutôt positifs, alors que, curieusement, le vocabulaire que nous employons pour les décrire, est majoritairement négatif. Ce paradoxe se retrouve dans la plupart des langues, où les études sémantiques ont montré que les adjectifs destinés à la description des états intérieurs étaient aux deux tiers, voire aux trois quarts négatifs : ils décrivent des ennuis, des tracas, des insatisfactions, des vexations, etc. Comme si d’instinct, les cultures humaines avaient cherché à s’en prémunir... Alors que, quand on suit une population de près, comme peuvent le faire certaines études universitaires américaines, on s’aperçoit qu’à l’exception des 10 à 20% de personnes souffrant de véritables troubles psychologiques, l’immense majorité d’entre nous passe la plus grande partie de ses journées dans des états positifs.


N. C. : Comment parvient-on à mesurer cela ?


C. A. : Ce sont des études lourdes. On équipe des centaines de personnes de petits beepers, qu’elles portent dans leur poche ou leur sac, et qui font « bip-bip » de façon aléatoire plusieurs fois dans la journée. Quand ça sonne, vous devez cliquer sur une échelle de « smiley », qui va de « très euphorique » à « totalement cafardeux ». Et le résultat, confirmé par les sondages sur le bonheur, est sans appel : les humains sont, en moyenne, plutôt contents de vivre. Cela paraît d’ailleurs logique : sinon, je pense que l’humanité se serait suicidée depuis longtemps ! Vous me direz que c’est peut-être ce qu’elle a finalement décidé de faire aujourd’hui, de manière indirecte, en sabotant la planète... Mais... je ne crois pas. Je suis globalement optimiste. Même s’il faut évidemment, comme d’habitude, moduler ce genre de généralisation suivant différents critères, par exemple en fonction de la culture. Vous avez des nations qui cultivent volontiers la plainte et son esthétique en demi-teintes. Prenez le saudade portugais. Ou le blues afro-américain ! Comment ne pas reconnaître la beauté de ces plaintes-là ? Du coup, je dois avouer qu’à un moment donné de ma recherche, je me suis retrouvé complètement perdu. Les états d’âme constituent un monde infiniment complexe, qui semble partir dans tous les sens !


Le credo trompeur des anxieux

N. C. : Les états d’âme sont aussi anciens que l’être humain ?

C. A. : Prenez un peu de recul, vous vous rendrez vite compte qu’il s’agit de dimensions qui n’ont émergé que très récemment dans l’histoire. De même qu’il y a eu des hommes préhistoriques, avant les civilisations, de même ont existé, et existent encore, des hommes prépsychologiques, pour qui tout ce nous disons ici ne correspond à rien. Du moins à rien de conscient. Il ne faut pas remonter loin. Je parle tout bonnement de mon père et de beaucoup de nos contemporains d’avant les années 60-70, dont l’existence était exclusivement tournée vers la survie matérielle. Pour ceux-là, hommes et femmes, se préoccuper de ses états d’âme aurait été considéré comme une marque à la fois de faiblesse et d’égoïsme. Cette résistance à toute forme de ressenti intérieur pouvait sans doute, à certains moments, leur donner plus de force - dans la logique du « marche ou crève ». Mais avec beaucoup d’illusions. Ce sont par exemple des gens qui mouraient souvent tout de suite après avoir pris leur retraite - quand ils en avaient une -, soudain assaillis par des états intérieurs dépressifs qu’ils ne comprenaient absolument pas. L’homme prépsychologique vit dans une logique sacrificielle muette.


D’une façon un peu analogue, la personne anxieuse développe tout un « credo d’intranquillité », dont elle s’imagine qu’il la prémunit contre les multiples menaces dont l’avenir lui semble chargé. Pour l’anxieux, ne pas s’inquiéter serait une faute grave. Il faut se préoccuper d’une multitude de dangers en permanence, ne jamais « bêtement » se réjouir, ne jamais baisser la garde, etc. Or, les anxieux et les pessimistes aux états d’âme sombres font-ils mieux face aux problèmes, quand ceux-ci leur tombent dessus pour de bon ? Pas du tout, au contraire ! Partant de l’idée que « si je ne meurs pas du cancer, un autobus m’écrasera sûrement », le négativiste et l’à-quoi-bonniste sont, malgré leur inquiétude, incapables de mettre en place une pratique de santé préventive (alimentation saine, exercices physiques, etc.). Et en cas de crise, ils tombent les premiers. En un mot comme en mille, nous ne réalisons pas encore à quel point l’irruption de la psychologie, à partir des années 60-70, a enrichi l’existence de millions de gens, individuellement et collectivement. Car connaître et pacifier vos états intérieurs ne conduit pas seulement à un soulagement de vos souffrances et à un épanouissement de votre bonheur : c’est bon pour le monde entier. Plus je souffre, plus je me rétracte sur moi-même. On est bien plus capable de s’intéresser à ce qu’il y a autour de soi si l’on ne souffre pas trop. Mieux : cultiver ses états d’âme positifs est un phénomène contagieux. Au sens propre : une étude américaine l’a magistralement démontré.


N. C. : Permettez-moi de revenir sur cette notion d’homme « prépsychologique ». Comment pourrions-nous réellement savoir ce qui se passait dans l’esprit de nos ancêtres ? Un humain des Lumières, ou de la Chine antique, ou même un chaman paléolithique ne pouvait-il pas connaître ses états d’âme ?


C. A. : Si, bien sûr. L’introspection est aussi vieille que l’humanité : devenir humain, c’est accéder à la conscience de soi, cette « conscience réflexive » qui nous permet de nous prendre nous-mêmes comme objet de réflexion. On retrouve cela par exemple dans le très vieux mythe mésopotamien de Gilgamesh, avec le personnage d’Enkidu, qui cesse d’être un animal et devient un homme par la prise de conscience de ses émois intimes. Mais ce que j’appelle les « hommes prépsychologiques », ce sont tous les humains qui n’avaient ni le loisir ni le goût de descendre en eux-mêmes. Cependant, pPas besoin de remonter à la préhistoire !. Nous sommes toujours entourés de personnes qui feront tout pour ne surtout pas regarder en elles-mêmes : parler, s’agiter, regarder la télé, rigoler entre copains, bricoler, faire du sport, faire, faire, faire, mais ne surtout pas s’introspecter.


N. C. : Venons-en donc à la pratique : une fois convaincu qu’il me faut me préoccuper de mes états d’âme, comment réguler en moi ces univers intérieurs fluctuants ? Toute la fin de votre livre y est consacrée. Le mot méditation résume-t-il bien l’ensemble ?


C. A. : Voilà plusieurs années déjà que nous pratiquons avec nos patients de l’hôpital Ste Anne des exercices de médiation de « pleine conscience ». Il n’y a là aucune dimension religieuse ou philosophique, nous leur apprenons simplement à amener leur conscience ici et maintenant. Comment ? En passant « derrière la cascade », comme dit une belle image de la tradition zen. C’est à dire en les habituant peu à peu à regarder déferler en eux le flot de leurs pensées, de leurs émotions, de leurs états d’âme de toutes sortes, avec ces quelques centimètres de recul qui vont faire qu’ils ne vont pas les prendre sur la tête, tel le randonneur qu’il s’est glissé entre la roche et la chute d’eau. C’est à la fois très simple et, évidemment, très compliqué au début. Nous nous identifions totalement à nos états d’âme, comment nous différencier d’eux ? Les techniques de base sont fondées principalement sur la respiration et sur l’attention accordée à chaque détail. Accomplir chaque geste, ressentir chaque état d’âme de la façon la plus consciente possible. Être présent. Les anxieux, les inquiets, mais aussi les excités, les survoltés, ne sont pas présents. Ils sont enlisés dans le passé ou furètent dans l’avenir. Il y a de véritables maladies de l’anticipation, qui interdisent le bonheur...


Alors on ferme les yeux, on essaye de se concentrer sur sa respiration, on écoute les bruits qui nous entourent, sans s’y accrocher, et on regarde passer ses pensées et ses ressentis. Ce n’est pas la même chose, d’être triste et de se regarder en train d’avoir des pensées tristes. Il y a un petit décalage qui fait toute la différence, en nous permettant de percevoir jusqu’où notre tristesse est légitime, jusqu’où il est bon de la suivre, et à partir d’où il faut la lâcher.


En psychothérapie, ces exercices ont de multiples vertus. Ce sont d’excellents outils contre la rumination. Ils vous reconnectent à la réalité de la vie. Quand vous pratiquez la méditation régulièrement, vous devenez capable, marchant dans la rue, de brusquement vous arrêter et de vous nourrir de la beauté d’un lieu. De croiser un regard. D’entendre une musique. De redresser votre corps. Vous étiez là, en train de ruminer, ou d’anticiper, perdu dans un ailleurs, sans voir ni sentir le monde autour de vous. Et tout d’un coup, vous vous réveillez.


N. C. : Votre livre sur les états d’âme est dédié à Matthieu Ricard...


C. A. : C’est un homme qui incarne énormément de choses. Je lui dois beaucoup. Il m’a notamment initié à la lecture de certains textes bouddhistes. Quant à l’apprentissage de la méditation psychothérapeutique, je le dois à Zindel Segal, un enseignant en psychiatrie de l’université de Toronto qui, avec son confrère Jon Kabat Zinn, fait partie des pionniers qui ont introduit la méditation dans les cercles scientifiques nord-américains, dans les années 90. En Europe, les psychologues Lucio Bizzini et Pierre Philippot ont aussi joué un rôle important. Dix ans plus tard, quand nous avons commencé à parler de ces histoires de méditation dans les institutions psychiatriques françaises, on nous a regardés avec un très mauvais œil. Nous étions soit des fous, soit une secte ! Et puis les études et les preuves sont arrivées. À Ste Anne, la méditation de pleine conscience fait désormais partie des outils que nous utilisons couramment, en prévention des rechutes anxieuses ou dépressives.


Je médite moi-même régulièrement. Quand je me lève, j’essaie d’y consacrer dix à vingt minutes. Ensuite, il est recommandé de vivre en pleine conscience tout au long de la journée, et pour cela, à certains moments, de ne faire qu’une chose à la fois. Quand on mange, ne pas parler, ne pas écouter la radio, ne pas lire, juste bien sentir le goût de ce qu’on mange, de ce qu’on boit. Quand on est en train de marcher, ne pas téléphoner en même temps, juste se centrer sur l’action en cours : que fait mon corps quand il marche ? Comment respirent mes poumons ? Comment je tiens ma tête ? Quels sont les bruits autour de moi ? Le soir, quand vous vous mettez au lit, ne pas prendre la pile des revues ou votre passionnant bouquin : juste ne rien faire. Se sentir vivant. Sentir son corps qui respire avant la nuit, sentir si son état musculaire est fatigué ou non. Au début, quand j’ai commencé à pratiquer ces exercices, le soir, ma femme s’est demandé si j’étais tombé malade, ou si je lui faisais la gueule, à rester comme ça, immobile, à regarder le plafond au lieu de me plonger dans mes journaux !


À nos patients, nous apprenons que cet état de « présence » les ouvre aux autres et à la compassion. C’est une condition sine qua non de tout vrai dialogue. Penser que ces leçons de sagesse multimillénaires, venues d’Orient comme d’Occident, puissent nous servir efficacement dans nos vies moderne, et jusque dans nos hôpitaux psychiatriques, est quelque chose de très réjouissant.


N. C. : Mais comment se comporte le « grand sage » vis-à-vis de ses propres états d’âme ? D’ailleurs en a-t-il encore, ou les a-t-il balayés ?


C. A. : Mais pas du tout ! Le sage, ou l’être éveillé est extrêmement sensible, mais conscient de l’être. Je pense qu’il connaît une infinité d’états d’âme, qu’il les accueille en toute conscience, mais ne les laisse pas forcément prendre les commandes de ses jugements et de ses choix. Il sait garder ses distances vis-à-vis d’eux, mais aussi les utiliser pour agrandir sa compassion. Quand on travaille la méditation en pleine conscience, on apprend que, si l’on est capable d’éprouver de la tristesse pour le sort des autres, cela élargit notre ouverture au monde. Il y a donc un juste milieu à trouver entre se laisser totalement emporter par sa subjectivité et la nier. Notre subjectivité est, par définition, très relative, mais la sagesse se retrouve à tous les niveaux de la société. Les chercheurs du nouveau courant de la « psychologie positive » américaine font à ce sujet des recherches très intéressantes. Par exemple, ils demandent à un panel d’hommes et de femmes de réagir à une phrase comme : « C’est une jeune fille de 16 ans qui veut se marier. Qu’en pensez-vous ?. » Vous n’avez pas idée de la variété des réponses ! Beaucoup réagissent négativement : « 16 ans, quelle horreur ! je pense que cette pauvre gamine a dû être maltraitée », ou bien : « Cela doit se passer dans une culture terriblement sous-développée. » Mais vous avez aussi des réponses comme : « Elle doit avoir de bonnes raisons », ou « Ses parents sont peut-être morts et elle a trouvé quelqu’un pour la sécuriser », ou même « Elle va peut-être mourir et veut se marier avant, pour avoir au moins connu ça » - qui sont autant de réponses que l’on pourrait qualifier de sages. Je pense que nous vivons un temps où il y a moins de « grands sages » légendaires, mais beaucoup plus de petits comportements de sagesse. Beaucoup d’éclairs de lucidité - chez les seniors, mais plus souvent encore chez les enfants et les jeunes. De toute façon, la sagesse n’est pas planifiable. Beaucoup de leçons de sagesse m’ont été données par mes patients.

 

N. C. : Récuseriez-vous le terme de spiritualité ?


C. A. : Il me va tout-à-fait. Je peux l’entendre à deux niveaux. Personnellement ou en tant que médecin. Comme psychiatre et psychothérapeute, il est possible aujourd’hui de parler de spiritualité, très prudemment, à un niveau purement scientifique. Nous savons que nos patients qui cherchent à pousser leur vie au-delà du matérialisme, se portent globalement mieux que ceux pour qui celui-ci représente un horizon infranchissable. J’y consacre tout un chapitre de mon dernier livre : les sociétés purement matérialistes comme la nôtre ont un côté psycho-toxique qui fait des ravages. De ce point de vue, le contrepoids d’une quête « spirituelle » représente un grand soulagement. Évidemment, il faut désamorcer toute référence à des églises, des dogmes ou des sectes...


N. C. : ... pour parler de « spiritualité laïque » ?


C. A. : Certainement oui... En fait, il n’est pas facile de définir ce qu’on entend au juste par « spiritualité ». Disons que, aussi bien à titre personnel que professionnel, c’est une notion qui sous-entend un lâcher prise, une humilité, l’acceptation d’un certain mystère quant à notre vraie nature et à celle de l’univers autour de nous. J’ai du mal à en dire davantage sur la définition théorique. Par contre, j’observe, dans ma vie quotidienne et dans ma pratique clinique, des exemples concrets de comportements qui me semblent bien « spirituels ». La recherche d’une communication non violente. Le besoin de comprendre ce que ressent l’autre. Et aussi une aptitude à être présent et à laisser ses états d’âme cheminer en soi. Si je croise un enterrement, vais-je prendre un instant pour me dire : « Quelqu’un vient de partir. Un jour ce sera mon tour. Si cela m’arrivait aujourd’hui, aurais-je achevé mes tâches ? » Est-ce que je sais me laisser envahir par une interrogation sur le mystère des choses essentielles ? Suis-je capable de contempler, de prendre le temps de m’arrêter devant un brin d’herbe, un arbre, un oiseau qui sautille... Pas simplement parce que c’est un beau spectacle, mais aussi en pensant que d’autres humains ont contemplé la même chose il y a dix mille ans, et en espérant que d’autres pourront encore le faire dans dix mille ans. Et moi, que sera devenue ma poussière d’ici là ? Accepter de regarder ce qui me dépasse infiniment, sans en avoir peur, mais sans chercher non plus à le maîtriser, cela s’apprend. Bien sûr, on peut aussi passionnément chercher à en savoir plus et croire dans la science, cela n’est absolument pas contradictoire. Certes, l’idée de la mort est a prori très déstabilisante, mais surtout pour celui qui n’y pense jamais, pour celui qui n’a justement aucune spiritualité ! Se sentir profondément calme face à ce qu’on ne comprendra jamais contribue à notre bien-être au sens le plus large.


N. C. : Je voudrais terminer sur deux citations que vous faites dans votre livre. La première est de Jean Anouilh : « On dit toujours : entrez en vous-même, entrez en vous-même ! J’ai essayé. Il n’y a personne. Je suis ressorti vite fait ! » La seconde est de Maître Eckhart : « Dieu nous rend souvent visite, mais la plupart du temps, nous ne sommes pas chez nous. » En somme, vous nous conseillez de faire le cheminement de l’une à l’autre...


C. A. : Anouilh décrit effectivement une réalité très générale : la difficulté à nous poser et à réfléchir sur nous. Eckhart nous transmet une leçon essentielle, que nous tentons de transmettre à notre tour à nos patients quand nous leur apprenons à méditer. Bien sûr, ça nous concerne tous. Dieu qui vient nous visiter ? Mais c’est cet ami qui nous parle et que nous n’écoutons pas, parce que nous pensons à autre chose. Ou c’est notre enfant, à qui nous racontons une histoire, le soir, mais sans être vraiment présent, parce que nous avons des soucis. La pleine conscience, c’est la capacité de se dire : « Je suis en train de raconter une histoire à mon enfant. C’est un moment infiniment précieux. Ou bien : « Mon ami se confie à moi. Je l’écoute et tente de l’aider au mieux. C’est génial, d’être vivants, l’un en face de l’autre. »


- À lire : Les état d’âme - Christophe André - éd. Odile jacob

Propos recueillis par Patrice van Eersel
     Plein de douceur et de sérénité paty
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L 'art de la simplicité...une approche de l 'esthétique Zen

24 Mars 2011, 13:14pm

Publié par patybio

 


 

 

 

 

 

                                L’art de la simplicité

 


 

Un entretien  du magazine "Nouvelles Clés

Dominique Loreau auteure du livre :  L 'art de la simplicité ...Tout un message !


Nous gagnerions tant à vivre dans plus de dépouillement. Mais vider sa maison, ses placards, son agenda et même son carnet d’adresses ne suffit pas. Il faut aussi se vider l’esprit. Dominique Loreau, une Française conquise par le Japon, nous dit comment l’esthétique zen l’a métamorphosée.

 


Épurez votre maison ! Videz vos armoires ! Abandonnez vos achats compulsifs ! Mangez plus frugal ! Débarrassez-vous des tonnes de superflu qui vous empêchent de vivre ! Les injonctions de Dominique Loreau sonnent quasiment comme des ordres. Non qu’elle soit de tempérament autoritaire, mais parce que son bonheur s’est si clairement épanoui le jour où elle a osé faire le grand vide, que nous sommes formidablement tentés de l’imiter. Attention, le “grand vide” concerne absolument tous les aspects de l’existence : la garde-robe aussi bien que la bibliothèque, le garde-manger aussi bien que le carnet d’adresses ! Pour cette grande voyageuse - finalement subjuguée par le Japon zen où elle vit depuis vingt cinq ans -, nos vies sont encombrées de toutes les manières possibles : trop d’objets et trop de nourriture, mais aussi trop d’activités, trop de relations, trop de bavardages, trop de pensées... Quel que soit le domaine l’on regarde, notre espace-temps est rempli comme un cagibis, où il est impossible d’évoluer. Or, ce qui nous encombre n’est presque jamais vitalement indispensable. Toute la force de l’esprit zen est de montrer que l’esthétique naît de la seule utilité vitale.

Dans un livre paru en 2005, voir présentation sur mon blog

L’art de la simplicité (Robert Laffont), Dominique Loreau nous entraînait dans son dépouillement - étonnamment sensuel -, passant d’une maison (presque) vide à un corps (presque) austère, et de là à un esprit (complètement) vivant. À la lire, un formidable désir de simplification nous avait envahis, nous aussi. Nous avons tenu à rencontrer cette femme si subtilement provocante.


Nouvelles Clés : Quand on vous lit, l’envie nous prend de vous imiter et de faire le vide de nos armoires, de nos salons, de nos agendas et même de nos têtes ! Comment vous est venu cet attrait pour le dépouillement ? Y a-t-il eu un déclic ou êtes-vous née comme ça ?

 


Dominique Loreau : J’ai toujours aimé l’ordre, les voyages et les belles choses. Les trois combinés vous obligent à la simplicité. Quand je suis arrivée au Japon, il y a vingt-cinq ans, j’ai voulu devenir antiquaire, tellement j’appréciais leur mobilier. Mais finalement, je me suis aperçu que cela m’encombrait plus qu’autre chose et j’ai commencé à m’en débarrasser. De toutes façons, à part quelques très beaux objets, je n’ai jamais supporté d’avoir des choses inutiles dans ma maison, autour de moi... Je pense donc que c’est dans ma nature. Pour me sentir « chez moi », je n’ai besoin d’aucun objet, mais de calme, de silence, de chaleur en hiver et de fraîcheur en été, et de la possibilité de prendre un bon bain.


N. C. :Cet art de vivre vous vient-il de votre éducation ?


D. L. : Pas spécialement. J’ai cinquante ans et j’ai donc été enfant à une époque où l’on avait beaucoup moins d’objets qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas tellement de choses chez mes parents - cela ne nous préoccupait pas. Je n’ai jamais éprouvé le besoin de posséder beaucoup de choses. À 20 ans, j’aimais n’avoir dans ma chambre qu’un lit, un tableau au mur et un fauteuil. Mais je n’y faisais pas spécialement attention. Mon amour pour la grande simplicité m’est venu au Japon, quand j’ai vu les intérieurs zen... et le contraste que cela faisait avec leurs appartements contemporains, croulants sous les objets les plus divers. Et puis, le fait de persister à voyager m’a aidé à me défaire de beaucoup de choses. Bref, tout a concouru à ce que je ne garde avec moi que très peu de choses.


N. C. : Les Japonais d’aujourd’hui sont loin de l’esthétique zen ?


D. L. : Cela dépend... À première vue, oui. Je crois n’avoir jamais vu d’appartements aussi encombrés que ceux des Japonais ! Des accumulations invraisemblables. Il y en a partout, par-dessus les armoires, avec des boites entassées jusqu’au plafond ! Même chez les gens riches. Plus il y a de la place, plus ils en mettent. C’est affolant.


N. C. : La boulimie pourrait être considérée comme un réflexe d’affamé, qui a peur de manquer - comme les écureuils, angoissés et craignant pour l’avenir. Mais les Japonais sont riches...


D. L. : Ils ont été très pauvres jusque récemment dans l’histoire. Après la seconde guerre mondiale, ils ont tout perdu et ont complètement changé de mentalité. Ils se sont mis à travailler, travailler, travailler, pour avoir des biens matériels, pas forcément des objets de valeur. Dans les pays riches, la société de consommation a ceci d’apparemment généreux, mais en fait de pervers, qu’elle permet aux pauvres d’accumuler une quantité d’objets de basse qualité. C’est comme ça, même en France. Même ceux qui ont le moins d’argent dépensent tout pour accumuler des tas de choses superflues. La plupart des gens ne se rendent pas compte qu’ils gagneraient à vivre dans plus de dépouillement.

Cela dit, même les Japonais les plus modestes me semblent infiniment plus capables d’apprécier la beauté simple que les Occidentaux, même riches. Imitons cet aspect-là de leur culture. Leur façon d’apprécier le thé, par exemple ! Je dois dire que le thé est devenu ma drogue - en l’occurrence, le thé chinois, que les Japonais apprécient, par exemple le thé Hou Long, dont il existe des milliers de sortes - certaines plus chères que les meilleurs Bordeaux. C’est un thé un peu fermenté... Le thé vert n’est pas fermenté. Le thé anglais, le « thé rouge » ou noir, est aussi fermenté qu’une peau de banane pourrie. Le thé Hou Long n’est fermenté qu’à 30%, à l’extérieur. Ça dépend aussi de la saison, il y a le thé d’été, d’automne, de printemps... On peut être très high avec du thé. Je l’ai découvert après un grand chagrin d’amour. C’est le seul remède qui m’a permis de traverser l’épreuve !

Aujourd’hui, la sensualité du thé peut me suffire pour m’apaiser ! Elle s’intègre si bien à tout ce que le Japon m’a appris dans l’ordre des plaisirs sensoriels. Chez moi, c’est moins le toucher que l’odorat. La vue, évidemment aussi... Et l’ouïe ! Je suis en train d’écrire un livre sur la pluie. Le bruit de la pluie, sur les arbres, sur les toits, est ma musique préférée.


N. C. : L’eau nous ramène au bain, qui fait donc partie de votre minimum vital. Il ne s’agit pas de se laver...


D. L. : Mon Dieu non ! On se lave avant ! Ce n’est qu’une fois bien propre qu’on entre dans son bain, très chaud, pour méditer ou rêver. La baignoire peut être en bois de cèdre, dont le parfum est rehaussé par la chaleur... Les Français ne connaissent pas le plaisir du bain. Les sources thermales japonaises, jaillissant des rochers, offrent le summum du bonheur. Imaginez-vous l’hiver, dans l’eau brûlante jusqu’au cou, la nature enneigée tout autour, et devant vous un petit plateau en bois léger, sur lequel on a posé un verre de saké... Quand vous avez trop chaud, vous faites quelques pas dans la neige et vous revenez vite vous plonger. Rien ne peut me combler davantage. Même l’odeur du soufre y devient délicieuse. Un autre grand plaisir sensuel qu’offre le Japon est le contact du bois, surtout dans les temples et les auberges. Le bruit des pieds nus sur un tatamis de bois vous apaise et vous élève. Les Japonais ont gardé l’art de choisir des bois qui chantent sous vos pas, comme des grillons. C’est si simple !


N. C. : Dans votre appel à la simplicité, vous conseillez certes de vider armoires et maisons, mais aussi le carnet d’adresses, l’agenda et même la tête ! Vous pratiquez la méditation zen ?


D. L. : Oui, depuis longtemps, avant même d’arriver au Japon, quand je vivais aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est cela qui compte le plus. Vider sa garde-robe ou sa maison, c’est ce que j’ai fait il y a vingt ans. Pour moi, c’est complètement dépassé - et mon livre est une synthèse des notes que j’avais prises à cette époque-là. Aujourd’hui, ce que je vide surtout, c’est mon emploi du temps. J’essaie d’avoir le plus de temps possible, de disponibilité. Je reste beaucoup chez moi, en silence. Et j’approfondis ce qui m’intéresse vraiment dans la vie. Je ne supporte plus les relations médiocres, superficielles. Je sélectionne attentivement les gens que je rencontre, les mets que je mange, les émissions que je regarde à la télévision. Je trouve triste de voir combien nos contemporains s’enlisent dans des faux problèmes. Ils se compliquent la vie. Pourquoi payer pour aller faire du sport dans un gymnase éloigné et cher, quand vous pouvez vous exercer à tout instant, par exemple en vous promenant, ou en faisant le ménage ?


N. C. : Mais dépouiller son carnet d’adresses semble plus difficile. Vous rayez les noms des personnes les moins “intéressantes” ? Le sage indien Osho disait : « Heureux êtes-vous si vous avez beaucoup d’amis. » Certes, il parlait de vrais amis...


D. L. : Or, vous savez bien que les vrais amis sont rares. Et puis, tout le monde change, dans la vie. Je crois qu’il faut laisser tomber certaines relations à certains moments. Tout conserver, pour la sacro-sainte raison qu’on connaît les gens depuis longtemps ne tient pas. Si on n’a plus d’atomes crochus avec quelqu’un, autant ne plus le contacter. J’ai laissé tomber des gens, à qui j’envoyais des cartes de vœux depuis vingt ou trente ans, alors que nous n’avions plus rien à nous dire. À quoi bon ? Un jour, j’ai décidé d’arrêter ça.


N. C. : Pour laisser la place à autre chose...

D. L. : Bien sûr. D’abord pour me libérer des fausses pressions mentales. À quoi bon entretenir de fausses relations ? Par devoir moral ? Par peur de se retrouver seul ? Les vrais amis, on a envie de les voir, des les appeler, de les contacter souvent ! On a besoin d’eux. Et on vit tellement plus tranquille, quand on a peu de personnes dans sa vie - mais qui comptent vraiment ! On est beaucoup plus disponibles pour elles... C’est comme ça que je fonctionne. Je sais que je choque beaucoup de gens (rire).


N. C. : Finalement, vous nous invitez à vider nos têtes, toutes encombrées de pensées inutiles...


D. L. : Quand vos sens sont éveillés, vous avez moins besoin de penser. Vous oubliez tout et arrivez au point zéro de la pensée, au satori que les moines zen mettent tant d’heures de méditation à atteindre ! (rire) Je ne critique pas. Ce qui me plaisait, quand j’étais en retraite zen, c’était de voir le jour se lever, après la méditation, et participer au ménage, pour obtenir un temple immaculé, calme, pur. Je ne comprenais rien aux prières, mais cela n’importait guère. Le son du gong, les voix des femmes qui chantaient, la sourde vibration des voix d’hommes. Nous passions à un autre niveau. Et je me rendais compte que c’est ça, la vie ! Chacun pourrait connaître ce bonheur s’il devenait responsable de son environnement. Il suffit d’avoir un balais et une pelle. Et un sens moral. Dans une ville où tout le monde aurait un sens moral, il n’y aurait même plus besoin de feux rouges dans les rues, les gens feraient attention les uns aux autres. Mais même sans pousser si loin, nous pourrions vivre de façon beaucoup plus simple, plus esthétique, plus conviviale si chacun se prenait en charge. Et la politique, les religions deviendraient de faux problèmes. Les Japonais sont un peu comme ça. Beaucoup plus ouverts qu’on ne le dit. Même aux autres religions : j’ai des amies japonaises qui sont à la fois shintoïstes (pour les naissances ou les enterrements), catholiques (pour leur mariage), protestantes (pour l’écoute des prédications), bouddhistes (pour la méditation)... le mélange ne les gêne pas. L’important est la foi. Ils ont généralement l’humilité de reconnaître que quelque chose les dépasse. Ce qu’ils tiennent vraiment en main, c’est la culture de leur corps. Pour eux, la nourriture, par exemple, ne se conçoit qu’à un niveau spirituel. Couper un légume avec concentration et respect - il y a beaucoup de haïkus merveilleux sur le simple petit navet, rose et blanc, posé sur une assiette de laque noire, découpé et préparé de mille façons. Ou prendre un simple bol de soupe dans ses mains : c’est un geste sacré. Soulever doucement le couvercle, humer le fumet, contempler le paysage d’un champignon, d’une noix, d’une algue. Ou bien, imaginer des filets de poisson, présentés sur un lit de glace, sur le petit comptoir en bois précieux ultra astiqué d’un restaurant modeste, avec le cuisinier en blouse blanche derrière, qui attend votre appréciation comme un jugement divin... Quel partage ! Et cela est compris, même par les Japonais les plus modestes.

Je prépare des notes sur tous ces sujets pour un prochain livre. Dans L’Art de la simplicité, beaucoup de gens n’ont vu que la première partie, qui concerne le dépouillement matériel. Alors que pour moi, c’est seulement une condition pour procéder au dépouillement mental. Maintenant, je me concentre là-dessus. Plus ça va, plus j’ai envie d’inverser la phrase de Descartes : non pas « Je pense donc je suis », mais « Je suis donc je pense. » On devrait accorder beaucoup plus d’importance à ses sens qu’à ses pensées. On capte beaucoup plus de cette façon. Il y a énormément de choses sur lesquelles on ne peut pas mettre de mot et ça ne sert donc à rien de les expliquer.

Il n’y a pas très longtemps, j’ai eu une petite illumination. Cela fait vingt-six ans que je suis au Japon... Or, les Japonais détestent tout ce qui est conversation philosophique, métaphysique, etc. Il n’en parle jamais. Même de religion. Et pourtant, ils sont très spirituels. Pour eux, l’important, c’est par exemple de bien manger, des choses raffinées, d’aller dans des sources thermales, etc. Et je me suis dit qu’en fait, eux ont compris que chercher à savoir qui on est, pourquoi on vit, où on va, tout ça est vain. Grâce à leur culture zen, ils ont compris que l’essentiel est de bien vivre et de profiter des sens autant qu’on le peut. Nous, en Occident, on se sent toujours un peu coupable de jouir. Pour nous, ce n’est pas sacré...


N. C. : Depuis quelques décennies, on essaie de changer ça. Mais les vieilles culpabilités ne s’en vont pas si facilement.


D. L. : Et l’on continue à vouloir tout expliquer par le mental et à se déculpabiliser en justifiant la jouissance par la santé. Nous devons nous défaire de toute la chape mentale que notre culture nous a injectée, par la religion, la philosophie... Essayons de vivre mieux sans forcément chercher le pourquoi de tout ! Laissons-nous aller à la paresse. On parle beaucoup de lâcher prise, mais ça ne doit pas être par réaction au stress : plutôt un état d’être, naturellement euphorique, mais sans ostentation, précieusement contenu à l’intérieur de nous.

Propos recueillis par Bobby Lœwenstein
                                  En toute simplicité profitez de votre belle journée Paty

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Pensée.... d 'Albert Camus

23 Mars 2011, 09:39am

Publié par patybio

 

 

 

 

 

 

 

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Aller jusqu'au bout,

ce n'est pas seulement résister,

mais aussi
se laisser aller.

 

Albert Camus

 

Bon mercredi printanier  à tous Paty

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Qui suis-je et, si je suis, combien ? ...A découvrir

21 Mars 2011, 13:56pm

Publié par patybio

 

 

En ce début de semaine printanière...Je vous présente un essai passionnant qui m 'a captivé au fil des pages un  véritable voyage en philosophie  

A découvrir !

 


                         Qui suis-je et, si je suis, combien ? 

 

Mêlant les disciplines, ajoutant anecdotes personnelles et références inattendues, l'auteur nous guide avec esprit à travers le continent du savoir, à la découverte de nous-mêmes.


 

 

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Un livre phénomène, vendu à plus de un million d'exemplaires en Allemagne.

À la fois drôle et érudite, divertissante et cultivée, une extraordinaire initiation à la philosophie, ou comment un jeune et brillant philosophe allemand dépoussière les classiques.
De Descartes à Freud en passant par Star Trek et les Monty Python, jamais vous n'auriez imaginé si réjouissante approche de la philosophie. Inspiré des trois questions kantiennes:

Que puis-je savoir ?
Que dois-je faire ?
Que m'est-il permis d'espérer ?,

cet essai est une invitation à réfléchir par soi-même en revisitant les notions fondamentales que sont la vérité, la connaissance, la mémoire, la religion, la justice ou le bonheur.


Chemin faisant, il convoque aussi bien Nietzsche, Schopenhauer ou Darwin que Louis Armstrong, nous entraîne dans les îles grecques pour évoquer Socrate, cite les Beatles pour parler d'anthropologie ou Tolstoï pour nous initier au sens de la vie.

Un voyage aussi amusant qu'enrichissant, qui vous fera tout simplement redécouvrir
 le plaisir de penser.

 

 

L'auteur en quelques mots..
Aperçu de l'image
 
Né en 1964, Richard David Precht a étudié la philosophie, l'histoire de l'art et les lettres, avant d'enseigner à l'université de Cologne.
Philosophe, écrivain et journaliste radio et presse (notamment au Frankfùrter Allgemeine Zeitunget au Zeit), il vit actuellement au Luxembourg. Véritable phénomène en librairie, Qui suis-je et, si je suis, combien ? n'a pas quitté la tête des listes des meilleures ventes depuis sa parution en septembre 2007 en Allemagne, où il s'est vendu à plus de un million d'exemplaires.

 

 

 

                            La culture de l 'âme c 'est la philosophie

                                                                         de Cicéron -

                                                                    Bon après-midi Paty

 
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Comment Nelson Mandela a failli ....Perdre la vie

18 Mars 2011, 08:10am

Publié par patybio

 

 

 

 

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  Ce petit texte est à la fois un
  aveu de courage et d'humilité.

 

 

    Nelson Mandela, le célèbre
  leader sud africain qui a dirigé
  la lutte contre l'Apartheid est
  aussi connu pour avoir puisé une
  profonde sagesse dans ses longues
  années de prison.
   
    Un jour, peu après sa sortie de
  prison, Nelson Mandela et une
  partie de son staff ont emprunté
  un petit avion de tourisme.
   
    En plein vol, le moteur de
  l'appareil a commencé à
  crachoter... puis, soudain,
  l'hélice s'est arrêtée de tourner !

    Mandela n'a pas bougé un cil.
  Il est resté tranquillement dans
  son siège à regarder le sol qui
  se rapprochait.

    Ses collaborateurs, affolés au début,
  ont fini par se calmer. Peu à
  peu, leur tension nerveuse a
  baissé.
   
    Finalement, le pilote a fait le
  nécessaire et l'avion a réussi à
  se poser.
   
    Une fois en sécurité sur le
  tarmac, Nelson Mandela a attrapé
  sa plus proche collaboratrice par
  le bras et lui a dit :
   
    « J'étais vraiment terrorisé,
  là haut, dans cet avion ».
   
    Ce jour là, la jeune femme a
  compris à quel point les années
  de prison avaient façonné
  Mandela.

    Plus tard, elle l'a entendu dire :
  « Plus vous prétendez que vous
  n'avez pas peur, plus vous devenez
  courageux. Mais on ne devient pas
  courageux du jour au lendemain.
  Il faut vous persuader chaque
  jour, petit à petit, que vous
  êtes fort et résistant ».
   
    -------------------
   
  Ce petit texte est à la fois un
  aveu de courage et d'humilité.

POURQUOI ?

 

    De courage parce qu'il faut un
  sacré sang froid pour ne pas
  succomber à la panique quand un
  avion pique du nez.

    D'humilité aussi, car Nelson
  Mandela
ne se décrit pas comme un

  super héros : il explique au
  contraire que le courage s'apprend,
  que le peur se dompte, par étape.

    Après tout, si Mandela - qui n'est
  qu'un homme avec ses forces et ses
  faiblesses- l'a fait, vous pouvez le
  faire aussi !

    À faire suivre...
   
    « La valeur d'un homme se
  mesure au temps que l'on met à le
  décourager. »

    Robert C. Savage

©2011 Christian Godefroy, Chesières

 

Je vous souhaite une douce journée Paty

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Une pensée..... peinte par Daniel Champanhet

16 Mars 2011, 12:21pm

Publié par patybio

 

      

 

“ Les enfants sont sans passé,

  leur regard

  déclare toute leur innocence


d 'après notre ami : Daniel Champanhet Artiste peintre


Technique du Lavis au Cafe sur feuille Canson

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                   Bon mercredi  à tous ...A méditer en cette période tout particulièrement dramatique

                                                    pour ce peuple Japonais 


                                         De tout coeur avec  eux ( Paty)

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L 'importance du Gomasio

15 Mars 2011, 14:27pm

Publié par patybio

 

 

LE GOMASIO

 

 

 

 

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Aux  personnes interessées par le Gomasio et ses bienfaîts ....un ajout  alimentaire capital dans notre alimentation !

Le gomasio  carte d'identité:

C'est un sel de sésame.

Les graines et le sel marin sont grillées légèrement et séparément, puis moulues ensemble. Le sésame dont l'huile est riche en acides gras non saturés, en acides aminés essentiels et en lécithine, fortifie le système nerveux et neutralise l'acidité, tandis que le sel marin favorise la sécrétion des sucs digestifs et stimule tout le métabolisme. On utilisera le gomasio pour assaisonner les plats. C'est un excellent substitut au sel de table traditionnel.

A noter:

C 'est un des ingrédients que l 'on retrouve dans la cuisine Macrobiotique.
On peut le fabriquer soi même ou l 'acheter en magasin Bio.

 


Utilisation:

On peut utiliser le Gomasio en substitut au sel de table.
Le Gomasio est pour moi un de mes  ingrédients de base que vous retrouvez dans mes recettes, pour ses qualités satisfaisantes.
De plus les enfants adorent le petit goût de cacahuète et on évite de saler pour rien!
Eduquer très tôt les enfants au goût est primordial pour leur santé future!

LE CONSEIL DE PATY
:

Je le conseille aussi aux malades, les étudiants en période d 'examens, sans oublier nos chères têtes blondes en pleine croissance!

Attention:
Pour les personnes souffrant d 'hypertension ou qui surveille leur consommation de sel, l 'utiliser avec parcimonie en substitut au sel.

 

 

 

 

     C'est quand on n'a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien.

                                              Sénèque

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Galettes de Pommes de terre au Gomasio

14 Mars 2011, 14:30pm

Publié par patybio

 

 

 

            

 

         Galettes de Pommes de terre Rapées et grillées au gomasio

 

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Voici venu le temps de vous proposez une recette que petits et grands apprécieront !

Vous pouvez réaliser cette préparation hyper facile avec les enfants car ils aimeront râper les pommes de terre et confectionner les petites galettes .Paty

 

 

Ingrédients pour 4 personnes :


4 grosses pommes de terre

Huile

Gomasio, poivre, ciboulette

Une pincée de graines germées

 

 

 

PREPARATION :

 

1) Pelez les pommes de terre.

Rapez- les à l 'aide d 'un robot ou d 'une râpe à fromage.

Essuiez les bien avec du papier absorbant pour retirer l 'humidité.

Mettez -les dans un saladier puis ajoutez le Gomasio, le poive, la ciboulette.

 

2) Dans une grande poêle antiadhésive, faites chauffer un peu d'huile à feu moyen.

Posez des petits tas de pommes de terre râpées dans la poêle.

Appuiyez dessus avec une spatule pour les aplatir.

Au bout de quelques minutes, quand les galettes sont bien dorées en dessous, retournez-les.

Faîtes-les dorer de l 'autre côté.

 

3) Posez-les galettes sur une assiette recouverte de papier absorbant.

 

           Vous pouvez servir ces délicieuses galettes avec une salade de saison

 

Vous pouvez retrouver  l 'article concernant  le  Gomasio et son importance dans l 'alimentation ...sur mon blog

 

 

Bon appétit à tous !

 

 

salade gomasio

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