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Le blog de patybio

Nouveau : La "Théorie des Signatures"

, 13:44pm

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Plantes qui rappellent les cheveux par leurs tiges ou leurs racines filiformes
et qui sont donc capables de les faire pousser. site "la diététique du Tao"

 

 

 

On aimerait y croire…

Ce jeu de mise en correspondance de formes rencontrées dans le règne végétal, mais aussi dans les autres règnes de la nature, avec des parties ou des fonctions de notre corps, s'avère plaisant pour l'esprit.

Les méthodes d'analyse modernes révèlent que la noix est un des fruits les plus riches en hydroxy-5-tryptamine, la sérotonine, neurotransmetteur indispensable au fonctionnement du système nerveux central ainsi qu'à de nombreuses fonctions cérébrales (elle intervient dans le cycle veille-sommeil, la thermorégulation et est impliquée dans les états dépressifs, l'anxiété…), et qu'elle contient du phosphore et du magnésium, qui favorisent une bonne activité du cerveau.

La ficaire renferme parmi ses principes actifs une saponine aux effets décongestionnants et analgésiques, ce qui en fait un remède parfaitement adapté pour résorber les hémorroïdes.

La chélidoine, par l'ensemble de ses constituants, augmente significativement la cholérèse (sécrétion biliaire) et est recommandée en cas d'insuffisance ou de lithiase hépatiques.

Quant à l'anémone hépatique, après avoir été réfutée par les analyses dans son ancienne attribution dans les pathologies du foie, elle se trouve aujourd'hui réhabilitée dans son rôle hépatique par la découverte récente d'un principe actif spécifique.

 

Les " pères herboristes "

Ainsi, il suffirait d'observer attentivement une plante pour obtenir l'indication de ce qu'elle soigne ! Et nous voilà tentés d'emboîter le pas de ces auteurs du XVIe et du XVIIe siècles, médecins, botanistes, alchimistes, qui nous ont légué dans leurs écrits un système de pensée médicale basé sur un principe d'analogie où le végétal indique à l'homme la maladie ou la partie du corps qu'il peut soigner. Il est parvenu jusqu'à nous sous le nom de " théorie des signatures ".

A la suite de ces " pères herboristes " (Otto Brunfels (1489-1534), Paracelse (1493-1541), Leonhart Fuchs (1501-1566), Giambattista della Porta (1535-1615), Nicholas Culpeper (1616-1654), etc.), nous rencontrerons la pulmonaire aux feuilles parsemées de taches blanches comme le tissu pulmonaire qui doit être souveraine contre les maladies des poumons, la sanguinaire du Canada au latex rouge vif qui sera utilisée pour traiter les affections du sang, la corydalle bulbeuse dont la racine présente une certaine analogie avec la rate et sera donc considérée comme la spécifique de cet organe, puis la dentaire dont les racines ressemblent aux dents et sera, de ce fait, destinée à calmer les maux de dents. Nous pourrions énumérer une longue de liste de plantes avec leurs correspondances médicales, comme l'ont fait certains de ces savants de la Renaissance (en particulier Giambattista della Porta) saisis d'un véritable " zèle analogique ", attribuant ainsi des pouvoirs imaginaires à un grand nombre de plantes.

Fleurs composées non identifiées, bleuets et camomille qui ressemblent à des yeux
et seront donc utiles dans les affections oculaires.

 

Le principe des ressemblances

Le déroulement de pensée analogique est étranger à notre pensée moderne. En quoi est-on autorisé à associer des formes imprimées dans des organismes différents et biologiquement éloignés, même si elles ont une certaine ressemblance (souvent, il faut faire un vrai effort d'imagination). N'est-on pas plutôt devant une manifestation du hasard ? De plus, que nous disent les analyses de la science moderne ? On est souvent en droit de réfuter les vertus attribuées par la méthode analogique à un grand nombre de plantes (d'où dénigrement de la théorie). Parfois, force est de constater que certaines plantes ont été utilisées avec beaucoup de justesse. N'est-on pas, une fois de plus, devant une preuve de l'action du hasard ?

Pourtant, cette théorie des signatures, qui repose sur le principe similia similibus curantur (les semblables soignent les semblables), est à la base de la médecine dans toutes les cultures, passées et actuelles, et remonte aux origines de l'humanité. Elle a un caractère d'universalité et l'on pressent qu'elle joua un rôle important dans l'acquisition des connaissances sur les vertus des plantes, mais elle se prête mal à la compréhension par notre pensée moderne. On la signale toujours encore dans les ouvrages traitant de l'histoire de la médecine, preuve qu'on lui reconnaît une importance indéniable (elle a imprégné la démarche médicale pendant tant de siècles !), mais, la plupart du temps, les auteurs aboutissent à un dénigrement de cette " loi des signatures ", un désintérêt quand ce n'est pas une condamnation de la démarche analogique.

 

L'origine de cette théorie

Peut-on la négliger, ou la repousser d'un revers de la main, car non conforme à notre pensée ? En arrière-plan de la théorie des signatures se profile une question essentielle : comment l'homme a-t-il découvert les vertus thérapeutiques des plantes ? Trois hypothèses peuvent être proposées, qui ne s'excluent d'ailleurs pas entre elles.

La méthode empirique : au fil du temps et des générations, l'homme, en consommant les plantes de son environnement, a appris à en connaître les bienfaits ou la toxicité. Mais il est bien rare de goûter une plante par hasard et de constater immédiatement une guérison.

L'observation des animaux et de leur comportement a été certainement d'un grand secours. Les animaux, d'instinct, sont poussés vers les plantes qui vont guérir leurs blessures ou leurs maux, et même prévenir des maladies. Mais certaines plantes anodines ou bienfaisantes pour certains animaux se révèlent toxiques pour l'homme !

La révélation divine : " Le Très-Haut a fait sortir de terre tout ce qui guérit, et l'homme sage ne dédaignera pas ce secours ", dit l'Ecclésiaste. Chez les Grecs, le centaure Chiron enseigne au dieu Esculape la connaissance des plantes afin qu'il la transmette aux humains.

 

La place du religieux

C'est dans un système de pensée éminemment religieux (au sens de relié), spirituel, qui imprégnait la totalité des actions, des sentiments et des pensées de nos ancêtres, qu'il convient d'envisager notre théorie des signatures pour espérer en percer les mystères.

Des connaissances nous sont occultées par la conception mécaniste et matérialiste que nous nous faisons de l'homme et de son rôle dans l'univers. Mais il est aujourd'hui bien polémique d'aborder cette question, au sein du combat mortel que se livrent évolutionnistes et créationnistes.

Ainsi, les Anciens ne croyaient pas en une Création née du hasard, mais vivaient dans une nature chargée de sens, dans laquelle s'exprimaient " les intentions secrètes de volontés créatrices " (1).

Tout homme se ressentait intégré dans une Création vécue comme une architecture parfaite tissée des liens entre macrocosme et microcosme, entre l'homme et le cosmos ou entre la plante et l'homme. Les grands prêtres dans les temples, les druides, les chamans et hommes-médecine sont les dépositaires de cette pensée magique, symbolique, analogique, qui leur permet d'être reliés au monde spirituel, à ce monde des forces et des processus vivants. Car tout ce qui existe dans la nature procède d'une origine spirituelle, est un processus matérialisé. Ces processus se manifestent sur le plan physique dans les formes, les couleurs, les textures, les saveurs, les gestes des animaux, des végétaux, etc.

Racines et fruits pour les soins du cœur.

 

De la sagesse au matérialisme

L'évolution du monde a voulu que, peu à peu, la grande sagesse de la nature s'estompe jusqu'à devenir inaccessible aux sciences de la nature modernes. Durant la Renaissance, de nombreux auteurs, philosophes, médecins, théologiens, ont placé la nature et l'homme au cœur de leur préoccupation. On trouve, sous leur plume, deux petites expressions qu'il nous faut bien comprendre : natura naturata (la nature manifestée) et natura naturans (la nature dans son acte de création). Ces hommes savants avaient encore accès, à cette époque-là, à une compréhension du monde où ils savaient différencier la chose matérialisée du processus vivant qui l'a engendrée. C'est aussi à ce moment charnière que germe la pensée moderne et un besoin de classifier la nature, d'analyser et de concevoir des systèmes intellectuels.

Et l'on ne s'est plus intéressé qu'à natura naturata, la nature matérialisée. Certains savants se sont emparés de cette notion de signatures qui baignait encore les sciences de l'époque et l'ont systématisée dans des tableaux de rapprochements de formes qui confinent au charlatanisme. En appliquant la théorie des signatures uniquement à la nature manifestée, nous avons perdu l'intelligence de la nature.

Car, natura naturans, un même processus peut s'incarner dans des règnes différents et donner des formes identiques mais, aussi bien, des formes totalement différentes. On comprend alors qu'une relation puisse exister entre des organismes ou des organes différents, non pas parce qu'ils se ressemblent physiquement mais parce qu'ils sont issus chacun d'un même processus. De même, deux processus différents peuvent s'incarner en des formes identiques dans des organismes différents ; il n'est alors pas juste de les mettre en relation. Alors une pensée analogique devient légitime. Et la médecine redevient un Art… Une question se pose maintenant : comment accède-t-on aux forces de vie, à natura naturans ? La théorie des signatures perdure à travers les âges et s'impose à nouveau à nos sciences naturelles qui, après avoir magistralement exploré le domaine de la matière, se heurtent aujourd'hui aux limites de la connaissance.

Marc Lachèvre.

Botaniste et producteur de plantes médicinales et d'élixirs floraux du Dr Bach.
Organise des stages et séminaires.

 

 

STAGES ET SEMINAIRES
Botanique et Phytothérapie 04 68 39 43 20
mél : assoc.botanica@wanadoo.fr

LIRE ·
L'héritage oublié des signes de la nature, de Danielle Ball-Simon et Piotr Daszkiewicz, éd. Les Deux Océans, 1999.

 

Illustrations de Giambattista della Porta in Phytognomonica, 1588. 1. Pierre Lieutaghi, in " Les simples entre nature et société ", EPI, 1983.

 

Source : Site la diététique du Tao

 

 

 

 Voici un autre document intéressant


"L'ancienne ''Théorie des signatures''

Par Richard Cassaro,

Quand j 'ai découvert il y a quelques année  la théorie des Signatures, j 'ai trouvé cette symbiose aliments organes passionnante.
Je partage avec vous cet article traduit par "" Hélios". Paty
La Théorie des Signatures est une ancienne et profonde sagesse qui a été supprimée à dessein. Elle déclare qu'un fruit ou un légume a une certaine conformation ressemblante à un organe du corps et que cette conformation agit comme un signal ou un signe que ce fruit ou ce légume nous est bénéfique. La science moderne confirme que cette ancienne doctrine est étonnement juste. Pourquoi cette connaissance vitale reste-t-elle donc cachée ?

 
Les haricots rouges (en France il existe une variété appelée ''haricot rognon'') soignent et aide à maintenir une bonne fonction rénale – et ils ressemblent exactement aux reins humains :



Une noix ressemble à un cerveau miniature, avec des hémisphères gauche et droit, supérieur et inférieur. Les rides et sillons de la noix vont jusqu'à ressembler au néo-cortex. Nous savons maintenant que les noix aident à développer les fonctions cérébrales.



 
En coupe, une carotte ressemble à un œil humain. La pupille, l'iris et les lignes concentriques ressemblent à un œil humain. Et la science d'aujourd'hui montre que les carottes améliorent fortement l'afflux de sang aux yeux et aident aux fonctions globales de l'oeil (entre autres provitamine A qui aide pour la vision nocturne) :

 
Le céleri ressemble à des os. Le céleri cible spécifiquement la solidité des os. Les os contiennent 23% de sodium et ces aliments en contiennent aussi 23%. si vous n'avez pas assez de sodium dans votre alimentation, le corps l'extrait des os, les fragilisant. Des aliments comme le céleri reconstituent les besoins du squelette :
Les avocats ciblent la santé et la fonction de la matrice et du col de l'utérus – ils ressemblent à ces organes. Les avocats aident à l'équilibre hormonal féminin, aide à perdre le surplus de poids après l'accouchement et prévient le cancer du col. Il faut exactement neuf mois pour faire un avocat en partant de la fleur jusqu'au fruit à maturité.



 
Les figues sont pleines de graines et pendent deux par deux pendant leur croissance. (on imagine à quoi elles ressemblent ainsi...) Les figues accroissent la mobilité des spermatozoïdes et accroît leur nombre et combat la stérilité masculine.  
 
Tranchez en deux un champignon, il ressemble à une oreille humaine. Les champignons sont reconnus améliorer l'audition, car ils sont l'un des rares aliments à contenir de la vitamine D. Cette vitamine particulière est importante pour la santé osseuse, même celle des tout petits os de l'oreille qui transmettent les sons au cerveau :

Nos poumons sont faits de branches de conduits aériens de plus en plus petits qui se terminent par de minuscules grappes de tissus appelés alvéoles. Ces structures qui ressemblent à des grappes de raisin, permettent à l'oxygène de passer des poumons vers le courant sanguin. Un régime riche en fruits frais, comme le raisin, a montré pouvoir réduire le risque du cancer du poumon et l'emphysème. Les pépins du raisin contiennent aussi un produit appelé proanthocyanide, qui semble réduire la sévérité de l'asthme allergique :
 
Le gingembre, vendu couramment dans les supermarchés, ressemble souvent à un estomac. Il est intéressant de savoir que l'un de ses plus grands bénéfices est d'aider à la digestion. Les chinois l'utilisent depuis plus de 2000 ans pour calmer l'estomace et traiter la nausée, tout en étant un remède populaire pour le mal des transports :
La patate douce ressemble à un pancréas et équilibre réellement l'index glycémique des diabétiques :
Les olives aident à la santé et au fonctionnement des ovaires :
La doctrine des signatures peut nous sembler étrange, mais sa sagesse est ancienne, redécouverte aux temps modernes. On nous a bien sûr enseigné dans l'Amérique moderne, grâce aux grandes sociétés, à acheter des ''aliments transformés'', plutôt que des légumes locaux frais à cuisiner.

 

 

A gauche, nourritures transformées bon marché qu'on trouve partout – au supermarché, dans les écoles, les administrations du gouvernement, etc. A droite : aliments naturels plus chers qu'on ne trouve qu'au marché

 
Les américains n'ont pas le temps de cuisiner ; la plupart travaillent et consomment en masse, se calquant sur les messages assénés par la télévision, la radio, les journaux, les infos, la culture, la société. L'omniprésence d'aliments transformés bon marché et à fortes calories qui en résulte, (ou substances ressemblant à des aliments) à la maison, dans les écoles les administrations et les programmes alimentaires, et à chaque coin de rue crée par défaut des choix d'aliments qui génèrent de l'obésité. 
 
Ces aliments subventionnés, bon marché et de mauvaise qualité sont largement commercialisés et consommés par une population en accroissement avec un taux d'obésité touchant trois américains sur quatre. Plus les américains mangent, plus ils engraissent. Et plus ils engraissent, plus ils développent des problèmes cardiaques, des diabètes, des cancers et une myriade d'autres maladies chroniques. C'est une belle victoire pour Big Pharma. Plus la population est malade, plus sont vendus des médications pour le taux de cholestérol, le diabète, l'hypertension, la dépression et plein d'autres maladies de civilisation. La grande bouffe et Big Pharma en profitent essentiellement en créant une nation de maladies et de citoyens trop gras.

Cette structure se construit dans la fabrication même de notre économie et de notre culture. On pourrait l'appeler le complexe médical, agricole de la nourriture industrielle. Ce n'est rien de moins qu'une pure violence contre nous – des conditions sociales, politiques, économiques et environnementales qui encouragent et facilitent le développement des maladies. En usant pourtant de cette sagesse de la théorie des signatures nous pouvons prendre une part non négligeable concernant notre santé. Nous sommes nos propres médecins et diététiciens, il faut juste y croire.

La théorie des signatures a été rendue populaire dans l'époque moderne grâce au thérapeute, alchimiste et philosophe suisse, Paracelse (1493-1541) que les spécialistes considèrent comme le père de la chimie moderne. Paracelse a noté la manière qu'ont les plantes d'être souvent un reflet de leur apparence. Il a donc fait une théorie selon laquelle la nature intime des plantes peut être découverte par leurs formes extérieures ou ''signatures''. Il a appliqué ce principe à la nourriture aussi bien qu'à la médecine, remarquant que ''ce n'est pas dans la quantité de nourriture mais par sa qualité que l'on trouve le Principe de Vie'' – une croyance familière pour ceux qui choisissent de manger des aliments bio en étant de manière justifiée préoccupé par les substituts génétiquement modifiés qui manquent de cette ''force ou esprit de vie''. 

La théorie des signatures a vu un renouveau dans les années 1600 après que Jacob Böhme (1575-1624), le maître cordonnier de la petite ville de Görlitz en Allemagne, ait commencé à écrire sur le sujet. A 25 ans il vécut une sublime vision mystique où il découvrit le vrai lien entre l'homme et son Créateur – l'homme est à la fois le Créateur et le Créé.