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Le blog de patybio

Articles avec #grd hommes a l honneur

Archétypes au coeur du marketing et résumé de la vie de Carl Gustave JUNG

3 Avril 2017, 16:13pm

Publié par patybio

 Archétypes au coeur du marketing  et résumé de la vie de Carl Gustave JUNG
Documentaire sur Carl Gustave Jung issue des écrans du savoir dans l'émission " Les grandes figures de Freud à Dolto"

 

 

 

La théorie des 12 archétypes : la mythologie grecque au cœur du marketing

par : "Expresso communication"

 

La mythologie permet à l’homme de comprendre l’environnement dans lequel il vit. Il n’est donc pas étonnant qu’elle déteigne sur sa façon de parler. Avouer son talon d’Achille, faire preuve de narcissisme, mener des projets titanesques, se reposer sur ses lauriers, ouvrir une boîte de Pandore, voilà des expressions courantes de notre vocabulaire. Même les spécialistes du marketing s’y sont mis en empruntant le terme « fil d’Ariane »… Et si la mythologie influençait également nos comportements?

En plus d’imprégner notre langage, les personnages mythologiques peuplent l’inconscient collectif du monde entier. Le psychologue suisse Carl Jung s’en est d’ailleurs inspiré pour développer en 1907 la théorie des archétypes, soit « des formes ou des images de nature collective qui sont présentes pratiquement partout sur la Terre. » Chaque archétype est ainsi considéré comme un type d’humain avec ses désirs fondamentaux et ses émotions profondes, comme le héros classique, le hors-la-loi, l’innocent, l’explorateur, etc. Les entreprises l’ont bien compris et s’approprient de plus en plus un archétype pour se mettre en valeur. Découvrez les douze archétypes les plus fréquemment utilisés par les marques du monde entier.

 

L’archétype de monsieur ou madame Tout-le-Monde

Aussi connu comme l’archétype de la personne ordinaire, du gentil voisin d’à côté ou du bon citoyen, cet archétype privilégie les relations avec les autres. Faisant preuve d’empathie, de réalisme et d’un certain côté terre-à-terre, les marques qui adoptent cet archétype ont souvent des valeurs de simplicité, d’esprit familial et d’équité, et offrent généralement une réelle fonctionnalité au quotidien à des prix modérés. Les clients développent souvent un fort sentiment d’appartenance envers la marque.

Marques : Ikea, Dove, L’Aubainerie

 

L’archétype du magicien

Également représenté comme un visionnaire, un catalyseur, un inventeur, un leader charismatique, un chaman ou un guérisseur, l’archétype du magicien désire connaître les lois fondamentales de l’univers. Il considère que pour changer le monde, il faut changer ses attitudes et ses comportements. Avec ce positionnement, les marques proposent souvent des produits très contemporains, avec une technologie conviviale et spirituelle, et font la promesse implicite de transformer leurs clients en élargissant et en enrichissant leur conscience.

Marques : MasterCard, Axe, Apple, Le Cirque du Soleil

 

L’archétype du vilain/rebelle

Cet archétype incarne le révolutionnaire, le hors-la-loi, le bandit, l’homme ou la femme sauvage. Sa devise : briser les règles et choquer. Il valorise sa liberté d’agir, de penser et de choisir. Souvent incarné par les jeunes, il représente également certains baby-boomers qui ont conservé leur esprit rebelle de jadis. Les marques de cet archétype font souvent la promotion de produits nocifs pour la santé (tabac, sucrerie) ou pour l’environnement (grosse moto). Elles attirent des personnes qui se sentent exclues de la société et de ses valeurs.

Marques : Harley Davidson, MTV, Diesel, Sloche

 

L’archétype du héros

Le héros symbolise un guerrier, un soldat, un athlète vainqueur, un compétiteur, voire un super héros. Cet archétype veut prouver sa valeur par des actes courageux, comme dans l’action bénévole ou la résolution de grands problèmes sociaux. Les marques concernées possèdent une invention ou une innovation majeure qui pourrait changer le monde. Elles encouragent les gens à dépasser leurs limites, à se comporter comme de bons citoyens.

Marques : Nike, Croix-Rouge, Les Marines

 

L’archétype du sage

Le sage peut être un expert, un érudit, un détective, un conseiller, un penseur, un philosophe, un universitaire, un chercheur ou même un mentor. En constante recherche de connaissances, il utilise l’intelligence et l’analyse pour comprendre le monde et propager la vérité. Les marques de cet archétype fournissent une expertise ou de l’information sur de nouvelles découvertes scientifiques ou connaissances ésotériques et encouragent leurs clients à réfléchir.

Marques : CNN, Harvard, Adobe, Québec Science

 

L’archétype de l’explorateur

L’explorateur est à la recherche d’un monde meilleur, plus authentique, et d’une vie plus épanouissante grâce aux voyages, aux nouvelles expériences. Curieux de nature, cet archétype est connu pour être un voyageur, un individualiste, un pèlerin, un hédoniste. Les marques qui adoptent cette image aident ces gens à se sentir libres, à exprimer leur individualité (vêtements, meubles), leur non-conformité. Elles proposent des produits par catalogue ou sur Internet pour une utilisation en plein air ou dans des endroits dangereux.

Marques : Virgin, Jeep, Amazon, Red Bull

 

L’archétype de l’innocent

Cet archétype est un utopique, un traditionaliste, un rêveur, un romantique, voire parfois un naïf. Associé à l’enfance, à la nostalgie, à la bonté, à la simplicité, il est à la recherche du paradis. Les marques concernées proposent des produits simples à des prix modérés et vendent de la joie, du bonheur et une expérience parfaite digne d’un conte de fées.

Marques : Disney, Coca-Cola, McDonald’s

 

L’archétype de l’amoureux

Représenté par le conjoint, l’époux, l’ami, l’intime, le connaisseur ou l’entremetteur, cet archétype recherche l’intimité et veut vivre une expérience de plaisir sensuel. Il veut être en relation avec des gens attrayants physiquement, émotionnellement et intellectuellement. Les marques communiquent autour de la passion, du romantisme, de la beauté, de l’élégance et proposent volontairement des prix moyens à élevés.

Marques : Chanel, Häagen-Dazs, L’Oréal, Alpha Romeo

 

L’archétype du fou du roi

Cet archétype regroupe des personnes qui savent profiter de la vie, s’amuser, divertir, faire rire et être créatives. Il est représenté par le farceur, le comédien, l’humoriste, l’idiot, le clown. Les marques proposent à leurs clients de passer un bon moment sans se ruiner, elles ne se prennent pas trop au sérieux et donnent à leurs clients un fort sentiment d’appartenance.

Marques : Fanta, Pepsi, Festival Juste pour rire, M&M’S

 

L’archétype de l’ange gardien

L’ange gardien est un soignant, un altruiste, un saint, un parent ou un collaborateur. Sa mission consiste à protéger et à prendre soin des autres. Les marques qui adoptent cet archétype sont souvent dans le secteur public, comme dans les soins de santé, l’éducation, les programmes d’aide, etc. Elles peuvent également contribuer au bien-être des familles d’aujourd’hui, en favorisant par exemple leur rassemblement (véhicule familial, restauration-minute), ou en leur offrant du réconfort (biscuits)

Marques : Amnesty International, Volvo, Rôtisserie Saint-Hubert

 

L’archétype du créateur

Le créateur peut être un artiste, un inventeur, un innovateur, un musicien, un écrivain ou un rêveur. Cet archétype souhaite développer des choses ayant une valeur durable. Les marques encouragent l’expression personnelle, l’épanouissement créatif des gens. Elles commercialisent des produits à des prix abordables en lien avec le marketing, les relations publiques, les arts, la mode, la décoration, l’architecture, la publicité et l’innovation technologique.

Marques : Lego, Sony, Crayola, Home Depot

 

L’archétype du meneur

Le meneur est également connu sous le nom de patron, dirigeant, administrateur, chef, modèle, responsable. Appartenant à l’élite de la société, cet archétype recherche l’ordre, le contrôle et l’harmonie afin d’atteindre la prospérité et la réussite personnelle et professionnelle. Les plus de 40 ans apprécient ces marques qui imposent le respect et qui ont fait leur preuve depuis plusieurs années. Ces marques sont réservées à la classe sociale élevée et proposent différents avantages exclusifs (assurance, garantie).

Marques : Mercedes, IBM, Bombardier

 

La théorie jungienne suppose que les 12 archétypes s’inscrivent dans un fonds commun universel et s’appliquent partout dans le monde; ainsi, d’un point de vue marketing, on peut penser à une manifestation de la mondialisation. Cependant, chaque pays a ses propres références culturelles et historiques, et les marques doivent donc adapter leur histoire. Le guerrier, par exemple, est symbolisé par le sumo au Japon, par Bruce Lee à Hong Kong ou par le lutteur/catcheur aux États-Unis. Selon le blogueur Georges Lewi, lorsqu’une marque s’approprie son archétype, cela lui permet non seulement de se singulariser et d’être cohérente dans ses actions, mais aussi de développer ses valeurs, son identité et son histoire. On parle alors du concept marketing de communication narrative, ou storytelling.

 

sources du site : http://www.espressocommunication.com/

 

JUNG à propos de l'inconscient collectif

C’est Carl Gustav Jung qui, au cours des années 20, a forgé le terme d"inconscient collectif". Il divisait notre inconscient en deux "territoires" : le personnel et le collectif. L’inconscient personnel est le produit des expériences propres à chacun de nous. L’inconscient collectif est né de toutes les expériences humaines depuis l’aube des temps. Il n’est donc pas uniquement la somme des inconscients personnels : c’est la mémoire psychique de l’humanité depuis sa naissance. C’est en lui que, tout au long de notre histoire, se sont cristallisés les symboles universels – que Jung a appelé les "archétypes" : le dragon, le héros, le cristal… Ils sont si forts que Jung avait pu prédire (in “Ma vie”, Gallimard, 2001) la dernière guerre mondiale bien avant qu’elle n’éclate parce que, en analysant les rêves de ses patients, il avait remarqué que Wotan – le dieu scandinave de la guerre – y apparaissait de plus en plus souvent.

Selon les théories de Sigmund Freud et Carl Gustav Jung, l'esprit est divisé en deux parties distinctes : le conscient et l'inconscient. Le conscient est la partie de l'esprit qui contient de mémoires que nous pouvons évoquer et c'est ici ou notre égo est basé.
"Ma vie,est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa propre réalisation" Carl Gustave Jung

"Ma vie,est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa propre réalisation" Carl Gustave Jung

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~~La petite voix intérieure~~ Marie de Hennezel

17 Mars 2015, 14:15pm

Publié par patybio

Ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre”

Citation tirée de “la mort intime” de Marie de Hennezel

~~La petite voix intérieure~~ Marie de Hennezel

~~La petite voix intérieure~~

 

Nous avons tous une petite voix intérieure qui nous guide, qui nous explique ceci ou cela, qui nous avertit, qui se réjouit quand nous nous réjouissons, qui s'attriste quand nous nous attristons, qui s'attriste aussi quand nous nous réjouissons de certaines choses, et parfois à l'inverse qui se réjouit quand nous nous attristons de certaines choses. Nous avons tous en nous la voix de la vie à côté de la voix de notre moi. Nous ne nous en rendons pas toujours compte. Nous sommes de la vie et pas simplement un moi. Nous sommes une vie qui porte en elle tout le mystère de la vie. C'est ce mystère qui nous parle, qui se réjouit et s'attriste, qui se vit en nous.Il est extraordinaire d'écouter cette voix, de la laisser vivre en nous. En ce sens, la pensée est la rencontre entre le flux de vie qui nous traverse comme une colonne et nous-mêmes. L'individualisme régnant nous a fait oublier que nous faisons partie de la vie, nous sommes une colonne de vie, nous sommes traversés par la vie des pieds à la tête. Nous sommes dans la pensée, quand nous sommes dans cette vie en la laissant devenir l'axe de nous-mêmes. Nous faisons alors preuve de « raison » au sens fort. Nous disons des choses, nous faisons des choses qui ont un « rapport » avec la vie. Le mot raison qui veut dire rapport prend ainsi tout son sens. Et de ce nous nous mettons à être, être voulant « être pleinement présent ». Tout le monde peut faire l'expérience d ce passage à l'être. Il suffit de se mettre à dire «Je suis ». Quand on le dit, sentant ce que l'on est, on se met à être et, nous mettant à être, nous nous mettons à recevoir quantité de messages. Nous rentrons surtout dans l'axe de nous-mêmes et de la vie. On sait alors qui on est. On sent ce qui est bon pour nous, ce qui nous correspond. …On vit bien, quand on laisse vivre sa pensée. Et l'on vieillit bien. La vie est toujours intéressante. On ne cesse d'apprendre, la pensée ouvrant sur cette autre vie qu'est la vie intérieure. Cette vie commence par un geste simple. le geste consiste à tenter de vivre et pas simplement de survivre. Survivre c'est ce que nous faisons quand nous accomplissons tout qu' il faut pour ne pas périr. Pour ne pas mourir de faim, de soif, de froid, etc. Vivre, est quelque chose qui commence quand, capable de survivre, on se rend compte survivre ne suffit pas. Il faut quelque chose en plus. On a besoin de faire vivre ce que l'on est et ce qui est. On a besoin de se sentir exister et de sentir que tout existe. On sent que tout existe, quand on est en mesure de donner du sens à ce que l'on est et à ce qui est. ...Voilà la vie. Une pause. Un arrêt. Et soudain, une rencontre. Une coïncidence fulgurante entre soi et le monde.

 

Marie de Hennezel

"Une vie pour se mettre au monde "

~~La petite voix intérieure~~ Marie de Hennezel

" Dans les petits villages de Grèce, les soirs d'été, les hommes viennent au café. Ils regardent la vie. Cela leur donne de beaux yeux clairs. En étant présents là, le soir, au café, ils donnent une présence intense à la vie qui se déroule. Ils sont l'âme du village. Cette âme laisse des traces. Elle féconde les mémoires. Elle libère l'imagination. Elle crée la richesse de ce que l'on voit. Cette simple scène est, en apparence, très extérieure. Elle est en réalité très intérieure. Elle parle de la vie. Elle enseigne notamment les sources mystérieuses du langage. Celui-ci ne vient pas simplement du code phonétique et grammatical bâti par les sociétés. Il vient aussi de ce que les êtres humains vivent. Tout être humain qui vit en profondeur fabrique du langage sans s'en rendre compte. Il participe à l'écriture du Livre de la Vie. On aperçoit mieux dès lors ce que signifie la vie intérieure. Elle ne renvoie pas à un repli sur soi, comme on le pense souvent. Elle n'est pas le rejet de l'extérieur. Elle n'est pas le refus des autres et du monde. Au contraire. Elle consiste à s'ouvrir à l'extérieur, au monde et aux autres, mais en les vivant de l'intérieur." Marie de Hennezel Une vie pour se mettre au monde

~~La petite voix intérieure~~ Marie de Hennezel
Vivre, c 'est ce mettre au monde plusieurs fois: la première naissance est évidente, physique ; les autres passent parfois inaperçues. On sort de cette lecture extrêment positif et joyeux, quel que soit notre âge.

Vivre, c 'est ce mettre au monde plusieurs fois: la première naissance est évidente, physique ; les autres passent parfois inaperçues. On sort de cette lecture extrêment positif et joyeux, quel que soit notre âge.

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Documentaire : Au nom de la terre - Pierre Rabhi

16 Mars 2015, 17:31pm

Publié par patybio

Tout simplement parce que j 'aime immensément ce grand homme "Pierre Rabhi" , je partage avec vous ce moment de sa vie ! Paty

Documentaire : Au nom de la terre - Pierre Rabhi

Bien au-delà des plaisirs superficiels toujours inassouvis, la sobriété permet de retrouver la
vibration de l’enchantement, le sentiment de ces êtres premiers pour qui la création, les
créatures et la terre étaient avant tout sacrées. »

Pierre Rabhi est un agriculteur, un écrivain et un penseur français d’origine algérienne. Initiateur, entre autres, de Colibris Mouvement pour la Terre et l’Humanisme et d'Oasis en tous lieux, il s’inscrit dans une mouvance active et citoyenne pour un changement de paradigme de nos sociétés, qui puisse agir comme une force de proposition. Le film explore la pensée de ce précurseur et sa mise en oeuvre, à travers des rencontres et des expériences concrètes.

Pierre Rabhi est un agriculteur, un écrivain et un penseur français d’origine algérienne. Initiateur, entre autres, de Colibris Mouvement pour la Terre et l’Humanisme et d'Oasis en tous lieux, il s’inscrit dans une mouvance active et citoyenne pour un changement de paradigme de nos sociétés, qui puisse agir comme une force de proposition. Le film explore la pensée de ce précurseur et sa mise en oeuvre, à travers des rencontres et des expériences concrètes.

C 'est grâce à la  légende du colibri que j 'ai découvert la pensée et le travail de : "Pierre Rabhi" il y a déjà quelques années déjà Bien à vous Paty

C 'est grâce à la légende du colibri que j 'ai découvert la pensée et le travail de : "Pierre Rabhi" il y a déjà quelques années déjà Bien à vous Paty

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Un super lien vidéo à découvrir sur le bonheur d 'après :" Marion Kaplan "

3 Novembre 2014, 20:21pm

Publié par patybio

marion-kaplan.jpg

 

 

    Un super lien vidéo à découvrir sur le bonheur d 'après :" Marion Kaplan "

 

Marion Kaplan, bio-nutritionniste, élève du docteur Kousmine, est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages sur le thème de la santé, dont des livres de cuisine saine à la vapeur douce préfacés par le Pr Henri Joyeux.

Depuis trente ans, elle explore nos paysages alimentaires. Du végétalisme à la méthode Kousmine, aucun régime ne lui a échappé. Elle sera doublement honorée pour ses travaux par la Société d’encouragement : médaille de bronze remise par le Pr Leprince- Ringuet (1989), médaille d’argent remise par Yves Coppens (2001).

Après avoir étudié les travaux des plus grands dans le domaine alimentaire et collaboré avec certains : l'ingénieur chimiste André Cocard, le biophysicien Louis Claude Vincent, les biologistes Dr Louis Kervan et le Professeur Marcel Violet, le cancérologue le Professeur Henri Joyeux, Marion Kaplan approfondit avec le Docteur Catherine Kousmine plusieurs techniques alimentaires. Depuis plusieurs années, elle poursuit ses recherches sur l'influence prépondérante du psychisme sur le corps.

 

https://www.youtube.com/watch?v=3GKcEq44BiE

 

Son dernier livre :

 

 

 

 

Alimentation - Sans gluten ni laitages 

 

J’arrête la Malbouffe

Marion Kaplan
aux éd. Eyrolles

Changez vos habitudes alimentaires !

 

 


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Interview avec Pierre Rabhi

12 Octobre 2014, 16:34pm

Publié par patybio

 

 

Interview avec Pierre Rabhi

 

 

Ce printemps, Pierre Rabhi publiait avec Jean-Marie Pelt Le monde a-t-il un sens ? chez Fayard. Un succès. Où l’on découvre que la vie sur terre doit davantage à l’alliance qu’à la rivalité. Et qu’il n’appartient qu’à l’humanité de poursuivre ce processus en privilégiant la coopération, « l’associativité », toujours porteuses de renouveau et justement de sens. Échange avec cet agrobiologiste qui appelle à une société respectueuse des hommes et de la terre depuis plus de 35 ans.

 

 


Rabhi FOND

 

« JE REVENDIQUE LA SOBRIÉTÉ HEUREUSE ET JE CROIS DANS LA PUISSANCE DE LA MODÉRATION »

 

Comment l’idée de ce livre est-elle née ?

Pierre Rabhi : Bien que complices de longue date, Jean-Marie Pelt et moi n’avions jamais collaboré aussi étroitement. Il m’a envoyé son manuscrit et m’a demandé ce que je pouvais y ajouter. Après sa rétrospective sur l’organisation de la vie sur la planète où il met en lumière la coopération, je me suis ainsi retrouvé à parler du phénomène humain.

Pour vous, avant l’arrivée de l’être humain, tout coopérait ?

Pierre Rabhi : Si pour imager l’histoire de la planète, on la place sur une échelle temporaire de 24 h, l’homme ne représente que quelques minutes. Et force est de constater que les caractéristiques introduites avec son arrivée sont la dualité et le conflit. Avec la nature, avec lui-même, là où tout n’était que coopération à tous niveaux, bactéries, végétaux ou encore animaux.

Cette vision ne semble pas compatible avec la loi de la jungle et le darwinisme ?

Pierre Rabhi : Certes, mais ceux-ci ne m’ont jamais vraiment convenu. Évidemment, je ne suis pas un scientifique, mais mon point de vue est que dans la nature, c’est la coopération qui prédomine. Lorsqu’il y a prédation, elle est poussée par la nécessité. Le lion mange l’antilope, mais pour sa survie. S’il n’a pas faim, il n’a aucune raison de tuer, à la différence de l’être humain.

Vous êtes optimiste ou pessimiste ?

Pierre Rabhi : Ni l’un ni l’autre, juste réaliste. Le développement de l’humanité aurait dû profiter à tous, or une part de la population mondiale accapare et concentre la richesse en portant atteinte aux biens communs. On observe des disparités abyssales avec d’un côté des milliardaires, et de l’autre des pères et des mères qui ne peuvent donner un bol de riz à leur enfant. Notre société accorde plus d’importance à la mort qu’à la vie, à travers les armes par exemple ou le saccage de l’environnement au nom de la sacro-sainte croissance économique. La communauté humaine est entrée dans une phase préoccupante pour son avenir, une impasse. Il est temps de voir clair et de sortir de l’obscurantisme.

Obscurantisme ?

Pierre Rabhi : Introduire par exemple du poison dans la terre comme l’homme le fait aujourd’hui pour se nourrir, comment caractériser cette forme d’intelligence ?

 

« ÉDUQUER LES ENFANTS DANS LE SENS DE LA SOLIDARITÉ PLUTÔT QUE LA COMPÉTITION »

 

Vous remettez en cause la croissance. Le « développement durable », ça vous fait sourire ?

Pierre Rabhi : Sourire non, mais il ne faut pas se perdre dans l’illusion. Soyons clairs sur la définition du développement. S’il découle de l’idéologie du modernisme selon laquelle tout le monde par exemple doit avoir une voiture, la planète ne le supportera pas. Où prendrons-nous les ressources si ce modèle se généralise ? Le développement qui ne repose que sur le matérialisme ne peut être durable. Je revendique la sobriété heureuse et je crois dans la puissance de la modération. Le système du « toujours plus », machine infernale dont le moteur est le gain financier, génère l’insatisfaction permanente.

La sobriété heureuse, n’est-ce pas se retirer du monde et du progrès ?

Pierre Rabhi : Je n’ai jamais été un pourfendeur du progrès. Il s’agit de l’orienter intelligemment. Tout ce qui aide l’humain dans son évolution est positif, tels les formidables progrès de la chirurgie !

Avoir moins n’est pas très réjouissant… Peut-on être sobre et heureux à la fois ?

Pierre Rabhhi : Il ne s’agit pas d’avoir moins mais d’avoir « juste ». D’avoir le nécessaire. À quoi bon avoir plus si c’est pour gaspiller ! Pourquoi fabriquer des déchets ? Il faut revenir à l’équilibre. Par ailleurs dans les pays plutôt prospères, où l’on a tout pour être heureux, on ne l’est pas. En témoigne la consommation d’anxiolytiques. Pour ma part, je continue donc sur le chemin de l’agroécologie. Une forme d’agriculture dont fait partie l’agriculture biologique. Elle est l’illustration même de la coopération avec la vie. Elle ne détruit pas les sols, aide à entretenir les milieux, le patrimoine vital. Ce n’est pas un système autarcique – car on a toujours besoin de l’autre ! – mais autonome. L’agroécologie est bien plus large que la production d’aliments sains dans le respect de l’environnement. Elle prend en compte le reboisement, lutte contre l’érosion, s’intéresse à la gestion de l’eau en particulier dans des zones sahéliennes où il n’y a plus rien, où le milieu naturel est détruit et où le désert avance, à la différence de l’Europe où poussent encore des forêts ! Je reproche aux politiques de ne pas mieux penser l’espace rural, de ne pas plus le valoriser face au surpeuplement des villes. Que faire si des millions de gens continuent de ne plus avoir de travail et si le système social ne peut plus palier ? C’est pourquoi j’ai lancé autrefois l’idée de créer des « oasis en tous lieux ».

Qu’est ce qui pourrait nous sortir de l’impasse ?

Pierre Rabhi : Un changement de perception individuel puis général auquel j’appelais avec le slogan de l’« insurrection des consciences » lors de ma campagne aux élections présidentielles (2002). Il nous faut par exemple sortir de la subordination universelle des femmes, éduquer les enfants dans le sens de la solidarité plutôt que de la compétition qui forme de futurs citoyens dualistes, respecter la nature. Ces critères sont inspirés par un principe de coopération avec la vie, une nécessité vitale reconnue et souhaitée par un nombre grandissant de citoyens.


 

Pierre RabhiNé en 1938 en Algérie. Agriculteur bio de la première heure, écrivain et penseur français. Pierre Rabhi transmet l’agroécologie à travers le monde depuis les années 80 pour redonner leur autonomie aux populations. À l’origine de Terre et Humanisme, reconnu comme un expert international pour la sécurité alimentaire. Auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, du Sahara aux Cévennes, Conscience et Environnement ou Vers la sobriété heureuse. Il participe à la création des Amanins, centre d’activités écologique, solidaire et pédagogique dans la Drôme (2003). Les Colibris (2007) qui rassemblent des citoyens et des projets « accélérateurs » d’une transition sociétale s’inscrivent dans son sillon.

 


 

En savoir plus :

Crédits : illustration : Makheia / Sequoia – Photo : Corine Brisbois.

Extrait du magazine

Culture Bio  disponible gratuitement dans les magasins du réseau Biocoop

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Dernier message et entretien de Christiane Singer !

12 Mars 2014, 12:59pm

Publié par patybio

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Tout simplement parce que j'aime cette grande dame "Christiane Singer" et que son empreinte intemporelle à marqué le sens de ma vie, je partage avec vous ce dernier message et entretien toujours avec une immense émotion !

Pour avoir accompagné mes parents et les avoir vus partir au fil des jours vers ce long voyage malgré une souffrance incommensurable mais toujours leur  regard plein d 'amour avec cette énergie spirituelle qui ornaient leur être  comme le décrit si bien Christiane ...Namasté !( Paty )

 

Lorsqu’elle a appris qu’il lui restait six mois à vivre, l’écrivaine Christiane Singer a commencé à rédiger ses Derniers Fragments d’un long voyage, témoignage bouleversant à l’approche de la mort. .Extraits et entretien avec la psychologue Marie de Hennezel qui nous parle de l’ultime défi de son amie, décédée le 4 avril dernier.

Violaine Gelly

 

 

 

Ses milliers de lecteurs n’attendront plus qu’elle bouscule une fois encore les bien-pensants et leurs certitudes sur l’amour, l’engagement ou la vie : le 4 avril, Christiane Singer a rendu les armes devant le cancer qui la dévastait depuis l’automne dernier. Mais elle ne laisse pas ses lecteurs orphelins. Avant de mourir, elle a remis à son éditeur le journal qu’elle tenait depuis le début de la maladie.

Entre l’écrivaine aux fulgurances spirituelles et Marie de Hennezel, la psychologue spécialisée dans l’accompagnement de fin de vie, l’histoire d’amitié était longue. Lors d’un forum sur le sacré, elles avaient partagé la même chambre. Là était née une connivence, un « chemin d’âmes sœurs » jalonné de rencontres plus ou moins lointaines. Marie de Hennezel a accepté de nous parler du livre de son amie, et de son ultime combat.

Psychologies : Qu’avez-vous éprouvé en lisant le livre de Christiane Singer ?

 

 

Marie de Hennezel : Son livre m’a totalement bouleversée. Il y a, d’une part, ce récit tellement poignant et vrai de sa maladie ; et d’autre part, cette maîtrise magnifique de la langue, cette capacité à mettre des mots justes sur ce qu’elle vit. Sans vouloir ôter à son expérience ce qu’elle a d’unique, elle m’a confirmé ce que d’autres m’ont appris, du temps où j’accompagnais des personnes en fin de vie : le propre de l’humain est qu’il est habité d’une force spirituelle qui lui permet de surmonter les pires épreuves. Christiane Singer nous le jure : « Quand il n’y a plus rien, il n’y a plus que l’amour. »

On est frappés par l’intensité de ses souffrances…

C’est là que réside le caractère d’authenticité de ce témoignage : Christiane Singer ne faisait pas l’impasse sur l’enfer de la souffrance, sur la tristesse de certains jours, sur son « potentiel de ressentiment ». Elle ne marchandait pas avec la maladie. Elle avait décidé, dès qu’elle en avait appris la gravité, de la vivre pleinement. Les moments difficiles alternaient donc avec des instants de grand bonheur, de joie, d’émerveillement. Puis, au fil des pages, la sérénité et le sentiment de liberté n’ont cessé de grandir. Pour elle, terminer ce livre a été un grand moment de bonheur : elle avait tenu le contrat qu’elle avait passé avec elle-même, celui de témoigner, chose qu’elle a fait toute sa vie à travers ses livres et ses conférences. Pour moi, c’est le livre d’un maître. Il a la même qualité et la même portée pour notre monde que le journal d’Etty Hillesum (Son journal, Une vie bouleversée (Points, 1995), qu’elle débute à 27 ans, en 1941, évoque notamment son évolution spirituelle au cours des derniers mois de sa vie – elle est morte à Auschwitz en 1943).

  • Alors que le débat sur l’euthanasie vient d’être relancé avec le procès de Chantal Chanel et de Laurence Tramois (Chantal Chanel, infirmière, et Laurence Tramois, médecin généraliste, ont été jugées pour avoir aidé à mourir une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale en 2003. La première a été acquittée et la seconde condamnée à un an de prison avec sursis), que nous apprend le livre de Christiane Singer ?

    Nous sommes dans un monde où l’expérience de mourir est refusée. On voudrait, comme le dit Benoîte Groult dans son dernier livre (La Touche étoile - LGF, “Le Livre de poche”, 2007), « appuyer sur la touche étoile » pour ne pas avoir à vivre son mourir. Le « temps du mourir » n’est pas valorisé. On se demande quel sens cela peut avoir de vivre encore quand on est condamné par la médecine. Christiane nous fait découvrir que ce temps est une aventure pleine de sens, l’occasion d’échanges d’une qualité exceptionnelle avec les autres, une plongée en soi dont on sort plus vivant encore. Tout cela, Christiane nous le révèle avec tellement de vérité que son expérience personnelle revêt une portée universelle. Nul doute que ce livre changera notre regard sur la vie et la mort.

    Dans quel état d’esprit se trouvait-elle lors des jours qui ont précédé sa mort ?

    Elle était dans l’acceptation. Chacun meurt comme il a vécu. Christiane a toujours eu cette passion, ce don de rechercher la merveille dans chaque chose. Elle a vécu cet ultime temps de vie avec la même passion. La dernière fois que je l’ai eue au téléphone, elle m’a dit : « Je suis loin, très loin, mais je suis bien. » Ce qui m’a frappée, quand je suis allée lui dire au revoir, à Vienne, en Autriche, en entrant dans sa chambre, c’est le paradoxe entre les signes évidents de sa mort prochaine, sa maigreur, sa fragilité physique, et puis l’énergie qui débordait d’elle et qui régnait dans la chambre. Son regard, son sourire étaient pleins de vitalité. Elle reposait les mains ouvertes, sans attente, prête à tout.

    Article Psychologie magazine

 

 

Dernier message de Christiane Singer

 

 

Photo_ChristianeSinger_IvanohDemersArchivesLaPresse

 

Voici un article paru dernièrement dans le journal Terre du Ciel.
Présente depuis le début aux forums Terre du Ciel,
Christiane Singer, écrivain, n'a pu participer au dernier
‘L’Amour cœur de la vie'.
C’est par téléphone qu’elle nous a parlé quelques instants.

 

 

 

C'est du fond de mon lit que je vous parle - et si je ne suis pas en mesure de m’adresser à une grande assistance, c'est à chacun de vous - à chacun de vous, que je parle au creux de l’oreille. Quelle émotion ! Quelle idée extraordinaire a eue Alain d’utiliser un moyen aussi simple, un téléphone, pour me permettre d’être parmi vous. Merci à lui. Merci à vous, Alain et Evelyne, pour cette longue et profonde amitié - et pour toutes ces années de persévérance. Des grandes initiatives, comme c'est facile d'en avoir ! Mais être capable de les faire durer - durer - ah, ça c'est une autre aventure ! Maintenant ces quelques mots que je vous adresse. J’ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture était un partage de mon expérience de vie. Faire de la vie un haut lieu d’expérimentation. Si le secret existe, le privé lui n’a jamais existé ; c'est une invention contemporaine pour échapper à la responsabilité, à la conscience que chaque geste nous engage. Alors ce dont je veux vous parler c’est tout simplement de ce que je viens de vivre. Ma dernière aventure. Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence. Calcinée jusqu’à la dernière cellule. Et c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable. Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Ce qui est bouleversant c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C'est la substance même de la création. Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau ! C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous. On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir. Et je crois que, tout de même, ma vocation profonde, tant que je le peux encore - et l’invitation que m’a faite Alain l’a réveillée au plus profond de moi-même, ma vocation profonde est de retourner parmi mes frères humains.

 


Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres. Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le mystère. C’est cela le plus grand vertige. Au fond je viens seulement vous apporter cette bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte. Et puis, il y a autre chose encore. Avec cette capacité d’aimer - qui s’est agrandie vertigineusement - a grandi la capacité d’accueillir l’amour, cet amour que j’ai accueilli, que j’ai recueilli de tous mes proches, de mes amis, de tous les êtres que, depuis une vingtaine d’années, j’accompagne et qui m’accompagnent - parce qu’ils m’ont certainement plus fait grandir que je ne les ai fait grandir. Et subitement toute cette foule amoureuse, toute cette foule d’êtres qui vous portent ! Il faut partir en agonie, il faut être abattu comme un arbre pour libérer autour de soi une puissance d’amour pareille. Une vague. Une vague immense. Tous ont osé aimer, sont entrés dans cette audace d’amour. En somme, il a fallu que la foudre me frappe pour que tous autour de moi enfin se mettent debout et osent aimer. Debout dans le courage et dans leur beauté. Oser aimer du seul amour qui mérite ce nom et du seul amour dont la mesure soit acceptable : l’amour exagéré. L’amour démesuré. L’amour immodéré. Alors, amis, entendez ces mots que je vous dis là comme un grand appel à être vivants, à être dans la joie et à aimer immodérément. Tout est mystère. Ma voix va maintenant lentement se taire à votre oreille ; vous me rencontrerez peut-être ces jours errant dans les couloirs car j’ai de la peine à me séparer de vous. La main sur le coeur, je m’incline devant chacun de vous.

 

Christiane SINGER

 

A lire

Derniers fragments d'un long voyage, éditions Albin Michel, 2007

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La chanteuse Camille raconte Hildegarde, son "âme soeur"

13 Février 2013, 12:10pm

Publié par patybio

 

 

 

La chanteuse Camille raconte Hildegarde, son "âme soeur"

 

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Ce matin en lisant mes documentations sur Hildegarde de Bingen grande phytothérapeute des temps modernes que j'adore par tant d' authenticité et toutes ses découvertes qu'elle nous a offerte, j ai retrouvé cet interview de Camille que je partage avec vous !

 

  Bon mercredi ensoleillé Paty

 

 

 

Comment avez-vous « rencontré » Hildegarde de Bingen ?

Il y a une dizaine d’années, ma sœur, qui travaillait alors à la FNAC, m’a apporté le disque « les chants de l’Extase » et j’ai écouté la musique si atmosphérique, subtilement répétitive comme les ragas indiens, d’Hildegarde. J’ai été apaisée, et je n’ai plus cessé d’ écouter ce CD. Il avait vraiment un effet physique sur moi. Je pense que cela a à voir aussi avec le fait que la musique modale est moins habituelle dans notre environnement musical. Quand j’étais enceinte, je chantais souvent Hildegarde et j’avais aussi monté un projet, a capella, toute seule, dans lequel je revisitais des chants religieux de tous horizons. Cela s’appelait « God is sound » et la deuxième chanson était une réinterprétation d’un hymne d’Hildegarde. Mon fils l’a beaucoup écoutée in utero ! Par la suite, j’ai découvert toutes les autres dimensions d’Hildegarde.

 

 

Qu’est-ce qui vous a particulièrement intéressée dans son parcours ?

C’était un génie qui, grâce à son énergie spirituelle, a eu le temps de travailler sur tous les plans. Elle a eu cette chance de travailler jusqu’à très tard dans sa vie. J’aime ses livres où elle répertorie plantes, pierres, animaux…Thérapeutiques, ses textes sont aussi poétiques, avec cette écriture un peu désuète et si descriptive qui me fait penser parfois à Francis Ponge dans « Le parti pris des choses ». J’ai aussi « plongé » dans sa médecine. Cet été, j’ai essayé « le petit épeautre » dont elle parle beaucoup, et j’ai constaté ses vertus digestives, le serpolet aussi…J’aime que cette sagesse et cette médecine anciennes nous soient transmises. Avec Hildegarde, on n’a pas besoin d’aller chercher ailleurs, à l’autre bout du monde, et dans d’autres cultures, des produits pour se soigner. Nos céréales européennes ont de grandes vertus !

 

 

Si vous deviez décrire Hildegarde, comment l’imaginez-vous ?

Pour moi elle était comme une chamane. Ses dessins d’ailleurs, tous plus beaux les uns que les autres, font penser à de l’art africain. Elle devait être la fois très présente et un peu absente, comme le sont tous les grands êtres spirituels. Diaphane, presque translucide, mais tellement puissante !

 

 

Vous êtes, on le voit, très sensible à la spiritualité, mais avez souvent déclaré que vous étiez athée…Comment vivez-vous cette contradiction ?

J’aime tout ce qui a trait à la spiritualité, mais sans adhérer à une religion. J’interroge ainsi un certain héritage : par exemple, quand je chante dans une chapelle, je suis parfaitement consciente que je suis dans un lieu spirituel, que la musique est un vecteur spirituel. Je cherche souvent à re-sacraliser ce que l’on a oublié. Même si je suis détachée de la religion, je vais dans un même sens.

 

 

Au niveau de votre art, qu’est-ce que cela change ?

Quand je me produis dans des chapelles, je vis vraiment une expérience physique particulière. Déjà, ces lieux d’architecture sonore permettent que tout « s’élève » : les voix, les esprits, les cœurs…On peut chanter a capella, sans aucune amplification, et pourtant une vibration puissante se diffuse naturellement. il y a aussi cette expérience particulière : quand le concert est fini, je me sens nourrie d’une énergie et d’un amour énormes, qui n’ont rien à voir avec ce que je ressens quand je fais Bercy ou une autre grande salle parisienne. Dans ces lieux électrifiés, c’est l’ hybris, une grande excitation qui domine. Alors que quand j’ai donné un concert dans une chapelle, je sens à la fois de la simplicité et de la puissance en moi. Je suis forte, mais sereine.

 

Le 7 octobre, Hildegarde de Bingen a été nommée docteure de l'Eglise universelle par Benoît XVI. Pionnière de l'écologie et de la médecine naturelle, cette abbesse du XIIe siècle fut aussi femme de lettres et musicienne exceptionnelle. La chanteuse Camille, véritable chercheuse de sons, dit de Hildegarde qu’elle est son "âme sœur". Pour La Vie, elle nous parle de cette affinité élective.

 

 

 

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 Partage de Camille s 'adressant à sa soeur Hildegarde de Bingen

 

 

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Denise Desjardins : Accepter n’est pas se résigner

26 Janvier 2013, 15:22pm

Publié par patybio

 
 
 
Denise Desjardins : Accepter n’est pas se résigner
 
Une grande dame à l'honneur  
 
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Enfant, j’étais déjà en révolte”, assure Denise Desjardins. Jusqu’à sa rencontre avec le maître indien Swâmi Prajnânpad, qui lui fait comprendre que l’acceptation peut la mener à la sérénité. Une attitude de vie qu’elle évoque dans son nouvel ouvrage, Le Bonheur d’être soi-même.
Isabelle Yhuel
    
 
Psychologies : Vous prônez l’acceptation de l’existence. Avez-vous toujours eu ce rapport à la vie ?
Denise Desjardins : Pas du tout ! Enfant, j’étais déjà en révolte, contre le mode de vie bourgeois de ma famille, contre ses rituels religieux que je trouvais vides de sens et contre ma mère, femme au foyer, qui représentait tout ce que je voulais fuir. Bien plus tard, quand j’ai commencé à travailler avec Swâmi Prajnânpad, à chaque fois que je lui faisais part de mes difficultés, il me répondait : « Acceptez, acceptez. » C’était le mot que je ne supportais pas. Un jour, je lui ai déclaré : « L’acceptation, c’est de la faiblesse, de l’abdication, de la molle résignation, une démission, une défaite. Et surtout, cela empêche toute évolution. Alors arrêtez de me dire d’accepter, je ne le pourrai jamais ! »
Il m’a alors expliqué qu’accepter me permettrait de cesser d’être en conflit avec le monde et avec moi-même, et que mes attitudes de refus ne me conduisaient ni à la sérénité ni au bonheur. Il a ajouté que l’acceptation bien comprise pouvait être tout à fait dynamique.
Selon lui, et pour vous aujourd’hui, acceptation ne rime pas avec résignation ?
Absolument pas. Quand on se résigne, on pense : « Je suis obligé de supporter cette situation, mais elle me rend malheureux. » Derrière la résignation, il y a un « non » intérieur camouflé, une façon de se positionner en victime. Alors qu’accepter c’est consentir sereinement à un état de choses contre lequel on ne peut rien. Il s’agit de dire « oui » à ce qui ne peut être changé parce que cela fait partie du jeu de l’existence, qu’on le nomme destin ou karma ; et, dans un second temps, de changer ce qui peut l’être.Comment peut-on accepter des événements qui nous blessent ou nous font horreur ?
Mais pourquoi faudrait-il appréhender la réalité en termes de « j’aime » ou « je n’aime pas » ? S’abandonner à nos pulsions très fortes nous empêche d’avoir un contact direct avec le réel. Si vous dites : ce jardin est moins beau que celui de ma grand-mère lorsque j’étais enfant, vous plaquez sur la réalité le souvenir d’un jardin dans lequel vous étiez heureux et cela vous empêche de voir le jardin actuel. C’est comme si, à notre insu, on voyait double, à la fois le jardin de la grand-mère et le jardin actuel. Cette dualité nous rend malheureux. L’acceptation est l’occasion de la faire disparaître.
Mais certaines émotions nous submergent, et il nous paraît impossible de les dominer…
D’abord, il ne faut pas réprimer ses émotions. Puisque ce que l’on refoule nous entrave encore plus. La conscience est envahie par la peur, le chagrin ou la jalousie… Nous devons pleurer si l’on est triste, crier si l’on est en colère. L’important est de ne pas étouffer nos émotions par honte. Et de ne pas les juger. Il ne s’agit pas non plus de s’y abandonner avec complaisance mais d’y adhérer, afin de supprimer l’opposition intérieure entre nous et elles. Si l’on parvient à ne faire qu’un avec elles, nous trouvons l’unité, c’est-à-dire le meilleur moyen pour enrayer ces pulsions qui nous gouvernent.
La volonté suffit-elle pour transformer nos réactions profondes ?
Non. Lorsqu’on retrouve une certaine tranquillité, il faut tenter de comprendre pourquoi telle émotion est apparue. Et, si l’on s’observe bien, on se rend vite compte qu’on est toujours envahi par les mêmes émotions. Parce que, quels que soient les moments où elles surgissent, elles viennent toujours du passé, de l’enfance. Comment en guérir ? En tentant, à chaque fois que la peur, la colère ou le chagrin montent en nous, de faire la connexion entre le présent et le passé. En nous rappelant que l’enfant que nous étions est en train de nous envahir. Il s’agit d’abandonner les couches superposées de frustrations qui nous constituent et resurgissent au moindre revers de la vie, de nous dépouiller de nos attitudes intérieures pour faire parler l’enfant en nous. Cette démarche requiert d’être dans un perpétuel qui-vive par rapport à soi. Une aide thérapeutique peut être nécessaire pour y parvenir.
Il est difficile d’accepter que quelqu’un vous insulte et de penser que cela nous est profitable…
Ce n’est pas difficile à partir du moment où l’on parvient à se dire que cette personne nous permet par ce biais d’exercer notre indulgence. Il s’agit d’apprendre à se servir de toutes les situations. Et de se souvenir que nous avons le choix entre céder à nos réactions habituelles et faire preuve d’une étincelle d’attention qui nous permettra de changer profondément. C’est un jeu sans compromis entre éveil et inertie. Les philosophes grecs partaient du constat que l’homme est malheureux parce qu’il est esclave de ses désirs et de ses passions. Epictète n’affirmait-il pas : « Ne demande pas que les événements arrivent comme tu le veux, mais contente-toi de les vouloir comme ils arrivent, alors tu couleras une vie heureuse. »
 
 
Mais qu’est-ce qu’une vie heureuse ?
A l’intérieur de chacun d’entre nous existe une zone que les remous de surface ne peuvent toucher. Le but de l’existence est d’atteindre cette paix intérieure. Ce détachement est tout sauf de l’indifférence, car il permet une empathie avec l’autre. Nous accédons à cet état en écoutant une musique qui nous transporte ou en observant un tableau qui nous ravit : le mental disparaît et nous ne faisons qu’un avec ce tableau ou cette musique. Il existe un bonheur à sentir qui ne fluctue plus au gré des événements, mais qu’on vit chaque instant en toute conscience jusqu’à cet infini qui nous appelle.
 
LE LYING :
Se libérer de son passé
Le lying (1) est une technique d’introspection mise au point par le maître indien Swâmi Prajnânpad, à laquelle se consacre Denise Desjardins. Il se situe à mi-chemin entre la tradition indienne, qui préconise l’étude des samskâra, c’est-à-dire des impressions liées au passé, pour s’en libérer, et la psychanalyse moderne. Dans le lying (de l’anglais « to lye », être étendu), le pratiquant est allongé dans la pénombre. Un dialogue serré de questions-réponses se noue entre lui et le praticien. Cette technique a pour objectif la prise de conscience de la servitude vis-à-vis de ses émotions enfantines afin de s’en libérer. Grâce à une détente du corps, de l’esprit et du cœur, on trouve une plénitude inconnue
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A LIRE :
•“Le Bonheur d’être soi-même” de Denise Desjardins.
Se chercher, se (re)trouver dans sa vérité simple, c’est cet aspect universel de la spiritualité que développe l’auteur dans son nouvel ouvrage (La Table ronde, 2003).

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A l honneur : Pierre Rabhi !

17 Décembre 2012, 16:40pm

Publié par patybio

 
 
Pierre Rabhi paysan philosophe pionnier du retour à la terre
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 Ne me demandais pas pourquoi j 'aime cet homme...La seule chose que je sais c 'est que son parcours de vie est authentique et nous avons tous en nous notre part de colibri à distribuer!!! (Paty)
 
 
Paysan, philosophe, homme politique, écrivain, Pierre Rabhi a consacré son existence à la lutte contre la désertification et la malnutrition. Son message : remettre la nature et l’humain au cœur de nos préoccupations.
Il est en train de devenir le penseur de référence pour les adeptes de l’écologie, les partisans de la décroissance et les sympathisants de l’altermondialisme. Le combat de Pierre Rabhi contre la logique productiviste est ancien.
Homme de l’oasis, né dans le sud de l’Algérie, il n’a eu de cesse, depuis plus de quarante ans, de faire jaillir la vie au cœur d’une nature qu’il perçoit comme une source inestimable de vie. Elevé entre islam et catholicisme, imprégné des valeurs nomades, il quitte une Algérie en guerre pour s’installer en région parisienne au début des années 1960.
Travailleur immigré confronté à l’absurdité de l’univers urbain, il opère avec femme et enfants un retour à la terre et devient pionnier de l’agriculture écologique dans une ferme cévenole. Tant le sujet lui tient à cœur, Pierre Rabhi se lance dans la formation.
  • Pensées
    Ses méthodes, à l’opposé de la culture et de l’élevage intensifs, plus respectueuses de la terre nourricière et de la vie qui en jaillit, se propagent sous le nom d’« agroécologie ».
    Dans les années 1980, il initie en Afrique noire et au Maghreb de nombreux programmes de lutte contre la désertification et la malnutrition. Engagé dans une réflexion politique qu’il défend au sein de son mouvement Terre & Humanisme, il se laisse convaincre de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2002.
    Conférencier aguerri, il livre de vibrants éloges à la sobriété : bien vivre mais sans aller au-delà de ses besoins. Emerveillé par la vie, alarmé par les dégradations de l’environnement, Pierre Rabhi soutient que « l’humanité a pu survivre jusqu’à maintenant grâce à son patrimoine végétal et animal et que celui-ci aujourd’hui est en danger… »
    Son espoir repose essentiellement sur les femmes qui, selon lui, sont « plus près de la nature, ne se laissent pas circonvenir et comprennent mieux que les hommes l’importance de ces problèmes ».
  • L’intelligence universelle
  •  Nous croyons être la source de l’intelligence. Cette vision du monde nous a fait choisir la frénésie comme mode d’existence et inventer des machines pour la supporter. Et tandis que nous nous battons avec le temps qui passe, notre capital de vie se dissipe et nous oublions que nous sommes réglés sur le rythme de l’univers.
    Evoluer au sens où l’entend Pierre Rabhi, c’est « se brancher sur l’intelligence universelle, qui régit à la fois le macrocosme et le microcosme ». Non celle qui produit des prodiges techniques, mais celle que l’on peut pressentir dans la moindre petite graine de plante, la moindre manifestation de vie. A nous de révéler cette intelligence qui nous précède.
  • L’insurrection des consciences
  • Pierre Rabhi est de ceux qui pensent que le changement de société ne peut advenir sans changement d’éducation, « celle dont s’est dotée la modernité pour se perpétuer étant anxiogène ». Il en appelle à l’« insurrection des consciences » contre un progrès défini en termes de croissance, de surconsommation, d’industrialisation, générateur de pollution et de destruction. Il prône une éducation basée sur la libération de l’être, l’instauration de l’enthousiasme de grandir, de connaître, et non sur la peur de l’échec.
  • Le principe du colibri
  • Le pouvoir de transformer le monde est entre nos mains, assure Pierre Rabhi. A la manière du battement d’ailes du papillon capable de générer des tempêtes à l’autre bout du monde, l’effort individuel du colibri peut contribuer à la libération de tous. Notre responsabilité politique ne se limite pas à l’exercice de notre droit de vote. Appliquer le principe du colibri, c’est résister, chacun à notre niveau, à la logique du profit pour lui préférer celle du vivant. Il nous appartient, à travers nos choix de vie, nos modes de consommation, nos gestes quotidiens, de défendre les valeurs auxquelles nous croyons.
  • EXTRAIT
  • Dans Conscience et Environnement, Pierre Rabhi fait une apologie de cette terre sans laquelle nous ne sommes rien et que nous détruisons en toute inconscience. « La terre… Combien sommes-nous à comprendre cette glèbe silencieuse que nous foulons durant toute notre vie, quand nous ne sommes pas confinés dans des agglomérations hors sol qui nous la rendent encore plus étrangère ? La terre nourricière est parmi les quatre éléments majeurs celui qui n’a pas existé dès l’origine.
  • Il a fallu des millénaires pour que la mince couche de terre arable d’une vingtaine de centimètres à laquelle nous devons la vie puisse se constituer. Univers silencieux d’une extrême complexité, siège d’une activité intense générée par des micro-organismes, levures, champignons, vers de terre, etc., elle est régie par une sorte d’intelligence mystérieuse et immanente.
    C’est dans ce monde discret que s’élaborent, comme dans un estomac, les substances qui permettront aux végétaux de se nourrir, de s’épanouir pour se reproduire, et c’est aux végétaux que les humains et les animaux doivent leur propre survie. Il est donc urgent de reconnaître que la dénomination « terre-mère » n’est pas une métaphore symbolique ou poétique, mais une évidence objective.
    Ainsi s’est établie une logique extraordinaire fondée sur la cohésion du vivant. La terre, le végétal, l’animal et l’humain sont de cette manière unis et indissociables. Prétendre nous abstraire de cette logique, la dominer ou la transgresser impunément est une dangereuse illusion.
    Avec l’ère de la technoscience, de la productivité et de la marchandisation sans limite, l’on ne voit plus dans la terre et les végétaux qu’une source de profit financier. Ce pillage du bien commun de l’humanité est représentatif d’une civilisation qui a donné à la matière minérale, au lucre et à l’avidité humaine les pleins pouvoirs sur le Vivant et les vivants que nous sommes. Notre lien à la terre est si intime, si vital, que rien ne peut le résilier.
    La conscience et l’entendement devraient permettre à l’humain de comprendre, de ressentir, de s’enchanter de cet ordre et donc de le respecter et d’en prendre soin avec humilité et compassion. […] Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu’aux tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les sentiments et les gestes qui nous relient aux évidences. Retrouver un peu du sentiment de ces êtres premiers pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées.
    La terre recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l’espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de Vie sont infinies. » Conscience et Environnement, la symphonie de la vie (Le Relié, “Essais”, 2006, 240 p., 15 €).
    L’humanité a pu survivre jusqu’à maintenant grâce à son patrimoine végétal et animal et que celui-ci aujourd’hui est en danger…A lire
    La Part du colibri de Pierre Rabhi. Un urgent message écologiste expliquant comment, au-delà de tout optimisme ou pessimisme, se joue la « finitude de notre espèce » (L’Aube, “Poche essai”, 2006).
    Graines de possibles de Pierre Rabhi et Nicolas Hulot. Un dialogue passionné sur notre relation à la nature et le sens que nous donnons à la vie (LGF, “Le Livre de poche”, 2007).
    Pierre Rabhi, le chant de la Terre de Rachel et Jean-Pierre Cartier. Portrait d’un homme au langage poétique, soucieux de rétablir la chaîne de vie (La Table ronde, “Les Petits Livres de la sagesse”, 2002).
    Date
    • 1938 : naissance dans l’oasis de Kenadsa, dans le Sud algérien.
    • 1960 : ouvrier agricole, installé en Ardèche, il récuse la culture intensive.
    • 1978 : premier programme d’« agroécologie » contre la sécheresse au Burkina Faso.
    • 1988 : reconnu comme expert international pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la désertification.
    • 1999-2000 : création de l’association Terre & Humanisme.
    • 2002 : se lance dans la campagne présidentielle et appelle à l’insurrection des consciences.
    • 2006 : crée le Mouvement pour la terre et l’humanisme.
    • Plus d’informations sur http://www.pierrerabhi.org
 
                                                      Bonne soirée à tous
« Il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation qui n’est pas de produire et de consommer jusqu’à la fin de nos vies, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes. » Pierre Rabhi
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L 'homme qui parlait aux plantes

6 Décembre 2011, 14:12pm

Publié par patybio

Cette vidéo est impressionnante...je partage avec vous tous ce moment !

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« La plupart des hommes ont, comme les plantes

des propriétés cachées que le hasard fait découvrir. » 

de François de La Rochefoucauld

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