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Le blog de patybio

Ménopause et Naturopathie.

26 Mars 2014, 07:39am

Publié par patybio

 

 

 

Ménopause et Naturopathie

Par : Benoît Capodieci

Naturopathe – Iridologue

 

 

menopause-symptoms.jpg

 

 

 

 


La ménopause est un processus normal de l’évolution de la femme. Elle est caractérisée par l’arrêt de toute ovulation, ce qui entraîne l’impossibilité de procréer. Ce n’est pas une maladie et les traitements ne sont nullement obligatoires.
Néanmoins, la ménopause peut entraîner un déséquilibre d’ordre physique, émotionnel, psychologique, voire un mal-être.
Chaque femme vivra cette période de sa vie de manière différente. Certaines éprouveront des désagréments très pénibles, d’autres non.

 

 

 

Les effets possibles de la ménopause sont :

Sur le plan physique :

  • maux de tête,
  • jambes lourdes,
  • hypertension artérielle,
  • bouffées de chaleur et/ou transpiration abondante,
  • assèchement du vagin.

Sur le plan émotionnel :

  • anxiété, angoisses, agressivité,
  • baisse de libido.

Sur le plan psychologique :

  • dépression.

Tous ces désagréments sont liés à la dérégulation d’un système hormonal principalement hypophysaire mais aussi ovarien assez complexe, lors d’un processus d’une durée moyenne de 28 jours qui se nomme cycle menstruel.

 

Le cycle menstruel comprend 4 phases :

La phase folliculaire du 6ème au 14ème jour : on constate une augmentation du taux des FSH et LH, hormones hypophysaires, qui vont stimuler les ovaires et déclencher la maturation du follicule contenant l’ovocyte. Ce follicule, en mûrissant, sécrète des oestrogènes (hormones ovariennes) qui permettent à l’endomètre (muqueuse interne de l’utérus), de se préparer à la fécondation. L’ovulation autour du 14ème jour : sous l’effet des pics de FSH et LH, le follicule se rompt et l’ovocyte est capté par les franges du pavillon des trompes.

La phase lutéique du 15ème au 28ème jour : la sécrétion d’hormones hypophysaires FSH et LH décroît ; le follicule qui a libéré l’ovocyte se transforme en corps jaune, il sécrète des oestrogènes et de la progestérone. Sous l’effet de ces hormones ovariennes, l’endomètre de l’utérus se prépare à la nidation d’un éventuel oeuf fécondé (ovule).

 

La phase menstruelle : s’il n’y a pas de fécondation, le taux d’hormones circulant s’effondre. L’endomètre se desquame, c’est la menstruation. Cette étape est d’autant plus efficace que le foie est en bon état. C’est effectivement lui qui dégrade les hormones encore circulantes.

Trouver une solution universelle à la dérégulation de ce système hormonal est illusoire. En effet, la régulation hormonale est spécifique à chaque femme : l’âge des premières règles, les dysménorrhées (menstruations difficiles et douloureuses), les aménorrhées (absences de flux menstruel chez une femme en âge d’être réglée), les syndromes prémenstruels sont des indicateurs uniques à chaque femme. Il n’existe donc pas de solution universelle et encore moins de recettes applicables à toutes les femmes. La démarche naturopathique, très vaste, offre de nombreuses techniques pour soulager les désagréments liés à cette étape de la vie.

L’alimentation :
- Il est conseillé de limiter le café, l’alcool, le chocolat, le sel et le tabac, aliments excitants et acidifiants.
- Suivant les cas, il peut être utile de complémenter en :

  •  Vit A pour les muqueuses,
  •  Vit E : sexualité, muqueuse vaginale,
  •  Vit B pour l’équilibre du système nerveux,
  •  Vit C pour le stress, le froid, cofacteur circulatoire et cutané,
  •  Zinc, ami de l’hypophyse, du pancréas, de la peau, du système nerveux, des hormones…

- L’alimentation doit être suffisamment riche en protéines, nécessaires à la fabrication des hormones, et privilégier les poissons, les oeufs et les protéines végétales.

Attention aux aliments « à la mode » à base de soja (lait, tofu, yogourt …) : ils sont hyperoestrogéniants et favorisent les syndromes prémenstruels.
Cette remarque s’applique aussi aux jeunes filles non réglées qui risquent, si elles en consomment trop, d’avoir leurs premières règles prématurément.

L’exercice physique :
C’est une technique majeure car elle permet de stimuler les émonctoires (reins, foie, poumons, peau). La femme bénéficie, par rapport à l’homme, d’un émonctoire supplémentaire : l’utérus. Or, la ménopause inhibe cette fonction.
L’exercice physique permet aussi de défouler, oxygéner, relaxer, détendre l’organisme. Il favorise en outre la fixation
calcique (densité des os).
Il est peut-être osé de préciser dans le chapitre « exercice physique » qu’une activité sexuelle dynamique permet de maintenir sa vie hormonale fonctionnelle !

L’hydrologie :
Les bains hyperthermiques (39°C) et les hammams permettent de réduire les bouffées de chaleur.

Les plantes :
En fonction des déficits, on utilisera des plantes apportant des oestrogènes ou des progestérones d’origine végétale. On demandera l’avis d’un naturopathe pour les compléments alimentaires et les conseils d’utilisation de ces compléments.

  • Œstrogène : sauge, cyprès, marjolaine, fleur de souci (calendula), houblon…
  • Progestérone : achillée, gattilier, réglisse,
  • Hypo-oestrogéniant : ananas, figue, farine complète, maïs, oignon…

Mais aussi :

  • Prêle : en prévention de l’ostéoporose,
  • Mélisse, mélilot, cassis : pour les bouffées de chaleur.

Les élixirs floraux :

  • Cerisier : vision positive,
  • Noyer : prédispose aux changements,
  • Mauve : peur de vieillir,
  • Grenadier : créativité féminine.

Mais attention, ce n’est pas parce que les solutions sont naturelles qu’elles sont sans conséquences. L’utilisation de plantes ou d’huiles essentielles n’est pas anodine. La marjolaine, par exemple, est à proscrire en cas d’asthme, d’hypotension, de malaise vagal, d’épilepsie… Plus généralement, toute huile essentielle est à proscrire pour la femme enceinte. De plus, le processus de la ménopause est trop complexe pour qu’un désagrément soit toujours traité de la même façon : il y a trois étapes qui peuvent durer jusqu’à 10 ans (pré-ménopause, ménopause, post-ménopause), et à chaque étape le naturopathe proposera une stratégie différente.

Il est important pour les femmes d’accueillir ces modifications avec bienveillance afin de profiter des nombreuses années à vivre pendant et après ces étapes, occasions de maturité.
 

Benoît Capodieci
Naturopathe – Iridologue
Juin 2009

Une visite chez le naturopathe ne remplace en rien une visite chez le médecin. Le naturopathe n’effectue pas de diagnostic, n’intervient pas sur un symptôme, n’établit pas d’ordonnance et ne modifie jamais une prescription médicale.

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