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Le blog de patybio

Les femmes préfèrent les "SIMPLES"

28 Mars 2012, 07:09am

Publié par patybio

 

 

Les femmes préfèrent les "SIMPLES"

 

 

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 Excellent Article de Martine Laganier

Depuis toujours, les femmes utilisent des plantes pour se nourrir et se soigner.

 Dans les campagnes, elles ramassaient les " simples ", nom donné aux plantes médicinales et soignaient leur entourage avec. Et puis, les " sorcières " ont été brûlées et… les médecins sont arrivés. Dépossédées de ce pouvoir, elles ont été cantonnées dans des rôles secondaires. La gynécologie et l'obstétrique en sont les illustrations caricaturales. Pourtant, cette pratique a continué de se transmettre, parfois de mère à fille et surtout de femme à femme. Dans le cadre des luttes féministes des années 1970, des groupes (les groupes de self help) ont développé tout un savoir-faire pour se soigner avec les plantes.
La mémoire de ce travail, réalisé dans le cadre du dispensaire des femmes de Genève - il n'existe plus aujourd'hui - se trouve pour une part dans les deux ouvrages de Rina Nissim, naturopathe suisse : Mamamelis, manuel de gynécologie naturopathique et La Ménopause, réflexions et alternatives aux hormones de remplacement.

 

" On peut parvenir à une bonne automédication en respectant quelques principes, explique Rina Nissim. Une phytothérapie simple est tout à fait possible en s'observant et en utilisant une plante à la fois. Il existe de bons ouvrages de référence qui permettent de savoir quelles parties de la plante utiliser : feuilles, racines, fleurs, etc. ; et sous quelle forme : infusion décoction teinture-mère, huile essentielle, etc. On peut alors se "lancer" avec confiance et prendre en charge certains problèmes de santé. "
La phytothérapie n'est pas exclusive, elle peut accompagner un traitement allopathique, se joindre à l'homéopathie, aux oligoéléments, etc. Il n'y a aucun danger, il faut simplement être patiente, accepter de chercher, de se tromper pour enfin trouver. S'aider de signes simples, et les écouter en essayant de comprendre ce qu'ils signifient. Qui mieux que vous-même sait ce que vous ressentez ? Il n'est nullement question de se priver de la compétence des professionnels, très utiles pour aider à établir un bon diagnostic et expliquer. Il est tout simplement question de reprendre confiance en soi et de se réapproprier un certain savoir et pouvoir sur son corps. Les médecins font la même chose. " Il faut souvent tâtonner, essayer, changer de remède, chercher l'équilibre spécifique à chaque femme ", explique le Dr Arnal-Schnebelen, gynécologue obstétricienne, phytothérapeute et chargée de l'enseignement de la phytothérapie à l'université de Bobigny.

 

Attention à l'automédication !

 

Aujourd'hui, la phytothérapie, longtemps " snobée " par le monde médical et détrônée par l'allopathie alors que la plupart des médicaments utilisent des molécules d'origine végétale, est en train de devenir une discipline médicale à part entière. Résultat, les médecins phytothérapeutes mettent les femmes en garde contre l'automédication. Ils avancent comme argument le pouvoir réel et actif des plantes. Mais, il s'agit encore une fois d'une querelle de pouvoir. La meilleure des médecines passe par l'échange et le partage entre le médecin et son ou sa patiente. Si votre médecin n'accepte pas ce dialogue, ce n'est pas obligatoirement un mauvais médecin, mais son écoute laisse à désirer. Patients et médecins ont chacun un rôle à jouer avec pour objectif premier le bien-être des patients.
Dans l'idéal, on peut aussi récolter ses plantes, en cultiver certaines mais
ce n'est guère possible en ville.

 

Il existe des week-ends et les vacances pour aller à leur découverte, de bonnes herboristeries pour les observer, les sentir, les acheter, en discuter avec l'herboriste. Dans l'optique de cette familiarisation, nous en proposons, ci-dessous une liste non exhaustive. Elle vous aidera à apprendre et à essayer de gérer le mieux possible certains problèmes. Il suffira ensuite de compléter avec un bon ouvrage.

 

Plantes pour les femmes

 

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium), herbe aux charpentiers, dite aussi herbe de Saint-Jean. À la fois emménagogue (favorisant les règles) et hémostatique (arrêtant les saignements), l'achillée millefeuille peut s'utiliser en cas de saignements, de douleurs des règles, de troubles de la circulation, de spasmes utérins ou digestifs. En cas de grosse fièvre ou de bouffées de chaleur (ménopause), on peut boire une infusion refroidie d'une sommité fleurie pour une tasse d'eau. Les feuilles permettent de fabriquer des emplâtres et des baumes qui soignent les mamelons si des problèmes surviennent lors de l'allaitement. S'utilise aussi en teinture-mère.

 

L'alchémille (Alchemuilla vulgaris), dite aussi mantelet de Notre- Dame, ou encore pied de lion… Plante phytoprogestative réputée pour sa capacité à soigner les " problèmes féminins ", elle est à utiliser avec précaution. Décongestionnante et apaisante, aussi bien au niveau hépatique qu'utérin, elle permet de régulariser le cycle et le flux des règles. Elle prévient les fibromes. Facilite aussi l'accouchement. Elle s'utilise en teinture-mère seule ou associée à d'autres plantes.

 

L'aubépine (Crataegus oxyacantha), dite épine de mai, ou épine blanche, tonicardiaque, hypotenseur, hypnotique léger, c'est la plante des bouffées de chaleur. Les fleurs calment le système nerveux. Fraîches en décoction, sèches en tisane : 1 sommité fleurie dans une tasse d'eau contre l'angoisse, les bouffées de chaleur et les palpitations. La teinture-mère donne les mêmes effets.

 

L'alfalfa (Medicago sativa) exerce une activité œstrogénique. Réminéralisante. Ses feuilles donnent une tisane tout à fait consommable. Mais, attention, comme toutes les plantes œstrogéniques, elle est à utiliser avec précaution et modération. À long terme, elle peut se révéler toxique pour le foie.

 

Le bouleau (Betula alba), excellente plante drainante ; les tisanes obtenues avec ses feuilles sont dépuratives et diurétiques.

 

Le cassis (Ribes nigrum), plante constituée de flavonoïdes, excellente contre les troubles circulatoires, en infusion et en teinture mère.

 

Le cimicifuga (Cimicifuga racemosa). Cette plante à activité œstrogénique agit sur les bouffées de chaleur et la sécheresse vaginale. Plante antispasmodique par excellence, c'est aussi un modérateur du système nerveux.

 

Le cyprès (Cupressus sempervirens) agit sur les troubles de la circulation et le rééquilibrage du système nerveux.

 

Le framboisier (Rubus idaeus). Ses feuilles sont riches en flavonoïdes contre les règles douloureuses et trop abondantes. Les tisanes soignent les muqueuses. La décoction de feuilles de framboisier est efficace en douche vaginale contre les leucorrhées. La tisane lutte efficacement contre les nausées de la grossesse.

 

Le gattilier (Vitex agnus-castus), plante phytoprogestative, régulateur hypophysaire, doit être utilisée avec précaution (L'hypophyse produit les hormones du cerveau, les gonadotrophines, qui donnent les ordres aux ovaires).

 

Le ginkgo (Ginkgo biloba), plante des jambes lourdes connue pour
ses vertus circulatoires. À absorber en infusion (10 grammes de feuilles séchées par tasse). Plante anti-oxydante.

 

Le ginseng (Panax ginseng), plante régulatrice du système nerveux, aide à gérer le stress. À absorber en décoction de racines.

 

Le grémil (Lithospermum officinale), diurétique, est un régulateur hypophysaire.

 

Le gui (Viscum album), vasodilatateur, antispamosdique, apporte un soulagement pour les règles abondantes, les migraines, les vertiges.

 

L'hamamélis de Virginie (Hamamelis virginiana), plante des troubles veineux, des congestions utérines, ovariennes et pelviennes et des règles abondantes. À absorber en décoction (une cuillère à dessert de feuilles coupées par tasse). Pour les bouffées de chaleur, l'associer en teinture mère avec le marron d'Inde, et la passiflore.

 

Le mélilot (Melilotus officinalis), antispasmodique, apaisant, calme le système sympathique. Plante des troubles de la ménopause.

 

La mélisse (Melissa officinalis), tonique, stimulante physiquement et intellectuellement, antispasmodique, est conseillée aussi pour les règles douloureuses.

 

L'ortie (Urtica dioïca), plante très riche, à connaître absolument ; reminéralisante, drainante, hémostatique. Impossible de décrire toutes ses utilisations et ses vertus, selon qu'on la consomme en soupe ou qu'on l'utilise différemment : infusion, teinture mère, etc.

 

La passiflore (Passiflora incartana et Cærula), est une plante apaisante pour mieux dormir, se calmer. Excellente en infusion.

 

La prêle (Equisetum arvense), reminéralisante hémostatique, se recommande à la cinquantaine en cure pour prévenir l'ostéoporose.

 

Le petit houx (Ruscus aculeatus), vasoconstricteur du système veineux, est encore une plante de la bonne circulation sanguine. Efficace contre les douleurs des règles.

 

La réglisse (Glcyrrhiza glabra) contient des substances à activité œstrogénique. Comme les isoflavones du soja, le principe actif de la réglisse semble équilibrer le taux d'œstrogène chez la femme. Attention, la réglisse et ses extraits doivent se consommer en petite quantité, sinon il y a risque d'hypertension artérielle et de maux de tête. On trouve des bonbons à base de réglisse pure dans les boutiques diététiques.

 

La sauge (Salvia officinalis), dite aussi herbe sacrée, contient des substances œstrogéniques, il faut donc l'utiliser avec précaution. Antispasmodique équilibrante, elle régule les règles.

 

La vigne rouge (Vitis vinifera), plante de la circulation sanguine, excellent tonique veineux, est tout indiquée dans les troubles de la circulation et les règles abondantes.

 

 Belle journée  à tous avec cette magnifique Passiflore

Les parfums sont les sentiments des fleurs. » 

 

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Commenter cet article

bellane 29/03/2012 08:45


ps*


magnifique cette passiflore

bellane 29/03/2012 08:44


brrrr*moi j'ai souvent froid,depuis mon soucis de santé***



isabelle cogneau 29/03/2012 07:16


Merci pour cet article super intéressant

françoise 28/03/2012 17:30


Merci de nouveau pour cet article. Je connaissais déjà certaines plantes. Cela me permet d'agrandir mes connaissances. Françoise

Poucinette 28/03/2012 17:15


vive les plantes